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La logistique de l'Economat des armées récompensée

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La centrale d'achats du ministère de la Défense s'est vue décerner le Prix de l'innovation logistique lors de la dernière édition du salon SITL.

De gauche à droite: Francis Lemor, président de Stef-TFE, commissaire colonel Thierry Lévrier, secrétaire général de l'Economat des armées (EDA), Louis Delphine, président du conseil d'administration de l'EDA, commissaire général Philippe

De gauche à droite: Francis Lemor, président de Stef-TFE, commissaire colonel Thierry Lévrier, secrétaire général de l'Economat des armées (EDA), Louis Delphine, président du conseil d'administration de l'EDA, commissaire général Philippe

L’Economat des armées* a été récompensé pour l’externalisation de l’approvisionnement en vivres de ses restaurants militaires. En effet, le 23 mars 2010, la centrale d’achats du ministère de la Défense s’est vue décerner le Prix de l’innovation logistique, dans la catégorie "Meilleure organisation innovante entre un chargeur et un prestataire de transport et logistique", à l’occasion de l’édition 2010 de la Semaine internationale du transport et de la logistique (SITL). «Cette externalisation des activités de restauration est un cas de réussite exemplaire, souligne Fouad El Ouardighi, professeur au sein du mastère logistique et Supply Chain Management de l’Essec et membre du jury. Même pour une entreprise privée, une telle initiative se révèle généralement délicate.» Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 340 restaurants militaires, 48 millions de repas par an et 60 millions de tonnes de vivres par an à fournir.

Si le projet d’externalisation ne date pas d’hier, il donne sa pleine mesure aujourd’hui avec un taux de couverture à terme de 85% des besoins des restaurants militaires. «Notre objectif était d’attribuer à un seul prestataire ce marché, non seulement pour générer des économies mais surtout pour faciliter l’approvisionnement de nos restaurants. Aujourd’hui, les retours des chefs d’établissement sont très positifs», se félicite le commissaire colonel Thierry Lévrier, secrétaire général de l’Economat des armées. À la suite d’un dialogue compétitif –«le premier en France d’une telle ampleur» selon Thierry Lévrier– le marché est attribué en 2005 à un GIE constitué de Stef-TFE et Geodis. «Nous avions déterminé plus de 420 critères dans notre cahier des charges, se souvient le commissaire colonelle Catherine Bournizien, directeur achats de l’Economat des armées. Ainsi, le GIE constitué par deux leaders sur leurs marchés respectifs a su répondre à notre besoin et même proposer des plans d’amélioration continue pour optimiser la logistique de nos approvisionnements en vivres.» Par exemple, alors que plusieurs camions par semaine étaient souvent nécessaires pour approvisionner un établissement, désormais un seul camion suffit, ce dernier pouvant transporter aussi bien des produits frais que des produits congelés. Pour ce faire, chaque membre du GIE met à disposition deux plateformes principales situées à Bondoufle (16000m2) et à Salon-de-Provence (7000m2), ainsi que leur réseau national de distribution.

Au final, l’Economat des armées juge cette expérience très enrichissante. «L’externalisation de l’approvisionnement en vivres de nos restaurants a été un projet très structurant, conclut Thierry Lévrier. Nous sommes très vite passés de la théorie à la réalité du terrain. La procédure de dialogue compétitif nous a permis de mieux affiner notre besoin en fonction du marché fournisseurs.» À noter que d’autres chantiers ont été menés par l’Economat des armées en parallèle à l’externalisation logistique: la passation de 260 marchés de vivres, la création d’un nouveau système d’information, ou encore la mise en œuvre d’une formation pour plus d’un millier de personnes.

 

* L’Economat des armées est un établissement public à caractère commercial, sous tutelle du ministre de la Défense. Chargé du soutien des forces armées à l’extérieur du territoire, cet établissement a vu son périmètre d’intervention élargi en 2002 au soutien logistique et à la fourniture de services, de denrées et de marchandises diverses aux formations militaires, aussi bien en France qu’à l’étranger. Il est devenu une centrale d’achat de la Défense par un décret du 11 mars 2004. L’Economat des armées réalise un chiffre d’affaires annuel de 300 millions d’euros.