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L'État veut moderniser la gestion de son parc automobile

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Pour ce faire, le Service des achats de l'État (SAE) vient de nommer Jean-Pierre Sivignon chef de la mission interministérielle d'appui à la politique automobile de l'État.

Jean-Pierre Sivignon

Jean-Pierre Sivignon

Réduire le parc automobile de l'État et en optimiser la gestion. Tels sont les objectifs fixés par le Premier ministre et formulés dans une circulaire publiée le 2 juillet dernier. Pour ce faire, Jean-Pierre Sivignon vient d'être nommé chef de la mission interministérielle d'appui à la politique automobile de l'État placée auprès du ministre du Budget et positionnée au sein du Service des achats de l’État (SAE).

Actuellement, le parc automobile de l'État est constitué d'environ 150000 véhicules, dont 30000 sont affectés à la Police nationale et 20000 à la Gendarmerie nationale. Les 100000 véhicules restants dépendent des ministères et de leurs ramifications, avec 60% de véhicules particuliers.

 

Des objectifs prioritaires

L'un des premiers objectifs de la mission interministérielle est de réduire de 10000 unités sur trois ans le nombre de véhicules particuliers dans les ministères. «Sur cette première orientation, chacun des ministères a d'ores et déjà élaboré et transmis à la mission un plan de gestion qui fait apparaître un effort moyen de réduction de son parc de 15 à 20%. Cet effort s’inscrit dans l’atteinte de l’objectif fixé», se félicite Jean-Pierre Sivignon. Courant 2011, ce sont les opérateurs de l’État qui seront appelés à réaliser le même exercice. Deuxième objectif: passer d'ici à fin 2011 à un seul gestionnaire de flotte auto (ALD Automotive, NDLR). «Sur ce point également, les premières démarches des ministères sont encourageantes», souligne le responsable de la mission.

Les autres actions prévues par la circulaire du 2 juillet concernent le recours systématique aux marchés conclus par l’Ugap, le strict respect du seuil du bonus écologique pour tout nouvel achat, et enfin l'encadrement de l’attribution des véhicules de fonction avec la fiscalisation des avantages en nature qui en découle.

 

Plusieurs axes de réflexion

La prise en charge par les services du Premier ministre, au 1er janvier prochain, du fonctionnement des directions interministérielles récemment créées au niveau de chaque département constitue également à court terme un autre axe de travail important pour la mission interministérielle conduite par Jean-Pierre Sivignon. Cela concerne un quart du parc automobile des ministères, soit 15000 véhicules particuliers. «Pour nous, l'enjeu est de pouvoir intégrer la totalité de ces véhicules dans notre marché de gestion de flotte, et cela afin de réaliser un vrai saut qualitatif dans la connaissance de notre parc et d'établir, sur des bases objectives, la réalité des avantages économiques de l’externalisation», précise Jean-Pierre Sivignon.

Enfin, plusieurs axes de réflexion vont être engagés par la mission interministérielle. «Tout d’abord, mieux identifier le rôle du gestionnaire de flotte, le valoriser et, dans ce cadre, engager un véritable programme de professionnalisation de cette fonction, précise le responsable. Ensuite, inscrire la problématique automobile dans une approche plus globale, en l'intégrant dans les questions de mobilité, de déplacements et de transports.»