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Salon des Achats : une 2e édition mi-figue, mi-raisin

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Petite baisse de régime pour le Salon des Achats, organisé pour la seconde fois par la société bFair au Cnit - La Défense du 30 au 31 mai. Quelques nouveaux venus dans le groupement de commandes ou le conseil achats compensent un panel d'exposants assez marqués services généraux...

Salon des Achats : une 2e édition mi-figue, mi-raisin

« Le challenge est toujours de trouver le savant mélange entre grands groupes, PME innovantes et start-up parmi les exposants, afin de satisfaire les visiteurs », explique Nicolas Coudeyras, directeur du Salon des Achats depuis sa création.

Si les organisateurs de la manifestation ont le mérite, tout au long de l'année, de maintenir le contact avec la communauté professionnelle des acheteurs et de leurs prestataires, en associant le salon professionnel et les réseaux sociaux B to B, les allées du salon ne semblaient pas prises d'assaut par les visiteurs, malgré une offre d'ateliers et de conférences très diversifiée, tant sur le plan des intervenants que des thèmes choisis. Citons par exemple le retour d'expérience sur les nouveaux télécentres développés par Seine & Marne Développement, les astuces utilisateurs dans l’immobilier d’entreprise (sous-location et recherche de successeur) ou la collaboration achats, du discours à la pratique avec le cabinet Big Fish. De même, le nombre d'exposants semblait moins important que l'année dernière, au premier coup d'œil.

Un climat économique morose peu propice

La faute à qui ? Un peu beaucoup à la crise économique et financière que nous traversons, et qui amène les sociétés à faire des arbitrages en termes de présence sur les salons, mais aussi aux priorités que les organisations doivent gérer au quotidien. Par ailleurs, la localisation du salon, faite pour attirer les populations de décideurs achats travaillant dans le quadrilatère magique de La Défense, fait-elle véritablement recette ? À vérifier quand le salon publiera ses statistiques de visite…

De toute façon, ne nous voilons pas la face : de Pepsico à Adecco, en passant par la Cour des comptes ou le Service des achats de l’État (SAE), le mot d’ordre est à la rationalisation des dépenses et aux réductions budgétaires. Celles-ci sont drastiques, mais la volonté de nombreuses organisations achats de poursuivre leur politique d'achats responsables ne faiblit pas, en dépit de la crise. Par exemple, Jean Bouverot, patron des achats (hors armement) du ministère de la Défense, nous a confié sur le salon que son objectif d'achats responsables était de passer de 30 à 45 millions d'euros. Des raisons d'espérer, donc, d'autant plus que la norme achats responsables NF X 50-135 sera publiée fin juin par l'Afnor.

Mais ne boudons pas notre plaisir. La fonction achats ayant besoin de visibilité, il est heureux que ce salon, lancé l'année dernière, ait connu une deuxième édition. Mais il faudra réfléchir à son positionnement, à son format et à son public cible, pour que les promesses du démarrage soient tenues et garantissent la pérennité de cette manifestation en tous points bienvenue.

Découvrez dans notre vidéo quelques nouveautés exposants, et de nouveaux venus dans la sphère des prestataires au service de la fonction achats, comme la société de groupement d'achats Negocialis ou la société de conseils achats S.T. Achats, toutes deux ciblant l'univers des PME-PMI. Rien d'étonnant à voir cette offre se dessiner de plus en plus clairement, car un nombre croissant de PME-PMI réfléchissent à une réelle structuration de leur service achats.