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Nicolas Sarkozy fustige les directions achats

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Lors de la clôture des États généraux de l'industrie, le chef de l'État a reproché aux directions achats de se focaliser uniquement sur les prix lors des négociations avec les fournisseurs.

Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat

Nicolas Sarkozy, chef de l'Etat

Les directions achats dans la ligne de mire du chef de l’État ! Lors du discours de clôture des États généraux de l’industrie, le 4 mars dernier, à Marignane, Nicolas Sarkozy a reproché aux acheteurs de «se focaliser obsessionnellement sur les prix et d’encourager ouvertement à la délocalisation». Des pratiques qui, pour le président de la République, plombent l’avenir de l’industrie française et détruisent le tissu industriel des PME françaises. «Dans la plupart de nos pays voisins, la relation entre donneurs d’ordres et sous-traitants est un partenariat sur le long terme qui repose sur la confiance et l’innovation. Le donneur d’ordres ne se contente pas de faire pression sur les prix mais aide, au contraire, son sous-traitant à acquérir les méthodes et les outils nécessaires pour progresser», a rappelé Nicolas Sarkozy, marquant ainsi son souhait que les directions achats françaises prennent davantage exemple sur leurs homologues européennes.

Médiateur de la sous-traitance

Pour sortir les petits fournisseurs du gouffre, le chef de l’État a, entre autres, proposé la nomination, d’ici à la fin du mois de mars, d’un médiateur de la sous-traitance, fonctionnant sur le même modèle que le médiateur du crédit.
À ce titre, rappelons qu’une charte des bonnes pratiques entre grands groupes et PME a récemment été signée par une vingtaine de grandes entreprises privées (EADS, Veolia, Danone, Total…). Celle-ci vise notamment la création d’un “correspondant PME” chez chacun des grands comptes signataires de la Charte. Saisi directement par les fournisseurs, celui-ci serait chargé de résoudre des conflits éventuels avec les acheteurs locaux en privilégiant la médiation.