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“Le category management est devenu un véritable pilier de la fonction”

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À l'occasion de la parution de notre guide Solutions et pratiques achats 2013, découvrez en avant-première l'avis de Françoise Soublet, présidente de l'Aca sur les évolutions de la fonction achats au cours des cinq dernières années et un extrait de notre guide.

Françoise Soublet, présidente de l'ACA

Françoise Soublet, présidente de l'ACA

Quels profils doivent avoir les acheteurs à l’heure où la société connaît de profonds bouleversements ?

Les nouveaux acheteurs doivent savoir s’intégrer et communiquer le plus tôt possible dans la chaîne de valeur. Véritables agents du changement dans l’entreprise qui veulent améliorer sa compétitivité, ils doivent à la fois challenger les besoins en interne et trouver auprès du marché les innovations donnant un avantage concurrentiel à leur entreprise. Ils doivent donc être curieux, ouverts et sans préjugés, tout en conservant les outils et les méthodes permettant de remplir leur mission de façon totalement éthique. Il est donc clair que les compétences généralistes – ou “soft skills  – sont très importantes.

Quelles ont été les évolutions de la fonction achats sur les cinq dernières années?

De nouveaux postes ont vu le jour avec la complexification des organisations achats. L’acheteur doit tenir compte de l’image que va refléter l’entreprise. À ce titre, le category management est devenu un véritable pilier de la fonction. La prise en charge des attentes du client dans la stratégie achat dépasse la simple cohérence avec un cahier des charges. La naissance de fonctions liées au développement durable montre une véritable volonté de réaliser des achats plus responsables. Ces démarches doivent se poursuivre. Ainsi, des fonctions de responsables innovations fournisseurs commencent à se développer, mais ne concernent encore que très peu de secteurs.

Quelle est votre vision de la fonction achats à l’horizon 2020?

Les achats devront se positionner encore plus au centre des stratégies sociétales des entreprises en étant des acteurs majeurs de la création de valeur ajoutée. Les notions de collaboration et d’éthique doivent être au cœur des stratégies achats menées en collaboration avec les fournisseurs. Ces derniers doivent être impliqués afin de comprendre toute la problématique des enjeux économiques de l’entreprise. Une équation difficile à tenir mais extrêmement motivante.

Pour aller plus loin, nous vous proposons de découvrir un extrait de notre guide Solutions et pratiques achats.

Extrait du guide Solutions et pratiques achats 2013

Politiques et stratégies achats

(...) Massification, externalisation, anticipation et gestion des risques, les leviers d’action des directions achats sont multiples. Pour assurer une performance optimale de l’achat, il est nécessaire de définir des procédures à respecter, de mettre en œuvre des plans d’actions et déterminer les objectifs opérationnels pour les acheteurs et les fournisseurs.

Si l’objectif principal est souvent de réduire les coûts, les directions achats peuvent également chercher à mieux répartir leurs dépenses. Plusieurs approches sont possibles. Lorsque l’entreprise a plusieurs filiales ou plusieurs sites, la globalisation des achats est un moyen de commander des volumes particulièrement importants. Elle constitue un levier de négociation auprès des fournisseurs. La direction achats doit donc émettre des décisions permettant la coordination et le suivi de cette globalisation. La direction achats peut décider d’aller au-delà d’une simple relation avec ses fournisseurs les plus importants.

Une politique de partenariat ou de co-développement peut donc être mise en place. Si elle suit cette démarche, l’acheteur doit avoir le souci de mieux maîtriser la structure de coûts et d’approfondir la connaissance de l’entreprise sur la stratégie, l’organisation et les processus desdits fournisseurs. L’externalisation est un levier utilisé par les entreprises afin d’accroître leurs avantages concurrentiels. Après une analyse de la chaîne de valeur de l’entreprise, la direction des achats doit décider s’il faut recourir à des prestataires pour certaines activités à faible valeur ajoutée. S’il est nécessaire d’externaliser, des solutions dédiées doivent être définies et particulièrement leur périmètre.

Dans un contexte de mondialisation où les entreprises doivent être compétitives, les directions achats n’ont souvent pas d’autre choix que de se tourner vers les pays à bas coût (low cost countries – LCC). Elles définissent donc des stratégies et des politiques pouvant renforcer leurs expertises et leur visibilité locale dans ces pays. Des indicateurs liés aux achats réalisés dans les pays à bas coûts sont fixés et les acheteurs ont pour objectif un pourcentage minimum d’achat réalisé dans ces pays. Les décisions stratégiques ont pour but d’éviter la non-qualité. Ainsi, des orientations portant sur le suivi des fournisseurs doivent être données. Des audits et des plans d’actions en cas de dérives doivent être envisagés. Le respect des délais annoncés mais aussi la capacité à s’adapter aux impondérables sont les principaux objectifs des directions achats. Celles-ci doivent donc avoir le souci de la maîtrise du flux logistique des fournisseurs, de leur capacité à stocker et à gérer d’éventuelles livraisons de dernière minute. (...)

Source graphique: Étude AgileBuyer – Groupement Achats HEC – Les priorités des services achats en 2012.

Le guide Solutions et pratiques achats paraîtra fin décembre – début janvier. Son prix est de 50 euros. Vous pourrez retrouver l'intégralité de son contenu début 2013 sur notre site internet. En attendant, vous pouvez consulter le contenu de l'édition 2012 en cliquant ICI.