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Externalisation : les entreprises françaises à la traine

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Selon la 7ème édition du Baromètre Outsourcing réalisé par Ernst & Young, 63% des entreprises françaises externalisent au moins une fonction, contre 70% en moyenne en Europe.

Selon la 7ème édition du Baromètre Outsourcing réalisé par Ernst & Young, 63% des entreprises françaises externalisent au moins une fonction contre 81%, par exemple, pour les entreprises belges. En Europe, la moyenne est de 70%. Toutefois, au niveau du nombre de fonctions externalisées par entreprise, la France se trouve en tête, avec une moyenne de 5 fonctions.

Les fonctions le plus souvent externalisées en Europe sont :
- les services généraux (cités par 76% des personnes interrogées),
- la logistique (73%),
- et l’informatique/télécoms (68%).

La banque et l’assurance sont les secteurs qui ont le plus recours à l’externalisation et 88% d’entre elles délèguent la gestion d’au moins une fonction. Ernst & Young constate d’ailleurs que le type de fonctions externalisées reflète la nature même du secteur concerné. La banque, par exemple, a une forte tendance à sous-traiter l’informatique et les télécommunications avec un taux de 75% (contre une moyenne de 68%).

La réduction des coûts reste encore la raison première et l’avantage principal du recours à l’externalisation. Mais de plus en plus d’entreprises européennes font également appel à un fournisseur externe, dans un souci d’amélioration de la qualité (33%) et lorsqu’elles ne disposent pas des compétences nécessaires en interne. Toutefois, en externalisant, ces entreprises (12% au niveau européen) rencontrent parfois les réticences de leur personnel qui redoute les pertes d’emploi. Et dans ce cas, la France et l’Allemagne ont moins de marge de manœuvre qu’un pays comme le Royaume-Uni où la législation du travail est plus souple. L’externalisation est alors vue comme un moyen d’obtenir plus de flexibilité.

Pour les entreprises européennes interrogées dans ce baromètre, le principal inconvénient d’une gestion déléguée reste la perte d’autonomie et de savoir-faire (17%). L’Allemagne arrive en tête des pays déplorant ce phénomène (33%). De leur côté, les Français semblent plus préoccupés par le manque de réactivité de leurs prestataires externes (40%). Enfin, et de manière notable, les problèmes de qualité ne sont cités que par 10% des dirigeants européens dans l’évaluation de leur expérience d’externalisation.