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30% des dirigeants dans le monde s'attendent à une hausse des coûts

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Selon les dirigeants interrogés par Ernst & Young, les marges des entreprises subissent une certaine pression liée à l'augmentation du prix des matières premières et du coût de la main-d'œuvre.

Des marges sous pression. Selon l'enquête “Competing for growth” menée par Ernst & Young auprès de 1400 dirigeants à travers le monde, les marges de leur entreprise subissent une certaine compression liée à l’augmentation du prix des matières premières (selon 29% des répondants) et du coût de la main-d’œuvre (pour 31% d’entre eux) alors que, dans le même temps, 60% s’attendent à une augmentation limitée des prix, voire inférieure à l’inflation.

L'étude réalisée par Ernst & Young s'est également intéressée aux programmes de réduction des coûts des entreprises. Elle rappelle ainsi que, face à la crise économique, les entreprises avaient mis en œuvre des stratégies visant à renforcer leur compétitivité en matière de coûts afin de préserver leurs marges et leurs parts de marché. Mais aujourd'hui, les auteurs de cette enquête estiment que ce type de stratégie possède ses limites: 31% des entreprises les moins prospères poursuivent une politique de réduction de leurs coûts de plus de 10%, selon Ernst & Young, alors que les sociétés les plus performantes, qui ont déjà optimisé ce point, se concentrent désormais sur l’élaboration d’une stratégie de différenciation de leurs produits et de gain de parts de marché. “La pression va probablement continuer de s’exercer sur celles qui enregistrent les coûts les plus élevés, entraînant une érosion de leurs parts de marché à court terme”, souligne Ernst & Young.

 

Une trop grande concurrence sur les marchés émergents

Parmi les autres résultats de cette enquête, il apparaît que 60% du panel interrogé considère que les marchés développés seront vraisemblablement le lieu où se réalisera leur croissance et leur rentabilité, tandis que la concurrence sera renforcée sur les marchés émergents, où investissent aussi bien les entreprises locales que celles des économies matures. Ces résultats sont sensiblement différents de l'étude similaire (“Lessons from change”) menée il y a 12 mois par Ernst & Young. Interrogées sur leurs perspectives, les entreprises considéraient, il y a un an, que leur attention en termes de source de croissance devait se porter avant tout sur les marchés émergents.

«Le potentiel de croissance est immense sur les marchés émergents, mais la concurrence accrue à l’échelle mondiale conduit les entreprises à réévaluer leur stratégie, commente Jay Nibbe, responsable des marchés EMEIA chez Ernst & Young. Dans ce contexte économique, nous allons probablement voir des entreprises considérer les marchés développés comme offrant de meilleures opportunités de profit à court terme.» Et sur ce point, 71% des dirigeants interrogés attribuent à l’innovation un rôle-clé pour la survie de leur entreprise.