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Quelles sont les répercussions RH d'une politique voyages?

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Quelles sont les répercussions RH d'une politique voyages?
© Anya Berkut

Si voyager beaucoup est souvent synonyme de productivité pour une entreprise, cela n'est pas sans conséquence sur la santé et/ou le moral du voyageur d'affaires. Aujourd'hui, les RH doivent s'emparer du sujet et s'inquiéter du sort de ceux que l'on appelle les "Road warriors".

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Quelles sont les répercussions RH d'une politique voyages? Comment prendre en compte les paramètres du bien-être des salariés dans l'application de son programme voyages? Tel était le sujet d'une table-ronde "Quand les RH rentrent dans l'équation Travel", à l'occasion d'une journée travel le mardi 29 mai 2018 organisée par la rédaction de Décision Achats.

Un enjeu de gestion des talents RH

"Chez L'Oréal, nous avions une politique voyage avec une culture de de feddbacks et une vision 360 sur les besoins RH", explique Romain Trebuil, ex-purchasing manager chez L'Oréal et Total, aujourd'hui CEO et co-founder de la startup Yoss, plateforme d'Adecco pour rapprocher les freelances et les grands groupes."La politique voyage s'inspire de la politique et de la stratégie du groupe. Il s'agit donc de penser top down et bottom up et de comprendre les enjeux RH (économies, le climat social, ...). Sans compter que c'est un enjeu de rétention des talents RH".

D'après lui, une bonne politique voyages répond à plusieurs enjeux : celui de la responsabilisation des salariés de l'entreprise mais également celui de ce qu'on appelle le "happiness" avec des feedbacks sur la satisfaction voyageurs. La raison? "Il est très important de se mettre à la place du voyageur car ce dernier est habitué à consommer le voyage à titre personnel", avance Romain Trebuil.

"Mesurer les frictions des voyageurs d'affaires"

S'enquérir de la satisfaction des voyageurs est un élément primordial de la politique voyage. Sujet sur lequel s'est penché le consultant voyages américain Scott Gillespie dans son ouvrage Insights from U.S Road Warriors 2017. Il définit les "Road warriors" comme des ou voyageurs d'affaires ayant au moins 35 déplacements par an. Cela représente 10% des voyageurs d'affaires, mais environ 50% de l'ensemble du budget voyage. Selon lui, 84% des "road warriors" déclarent qu'ils seraient très intéressés par une offre d'emploi d'une autre société si sa politique voyage était meilleure et 83% des road warriors déclarent que la politique voyage de leur entreprise est tout aussi importante - si ce n'est plus- que de nouvelles responsabilités/une augmentation. Enfin, 51% souhaite moins voyager dans les 2 prochaines années.

Il s'agit également de "mesurer les frictions des voyageurs d'affaires". Toujours selon cette étude, 82% des voyageurs déclarent mieux dormir à la maison qu'en déplacement, 74% estiment qu'il est difficile de rester en bonne santé quand on voyage beaucoup ou encore 72% sont inquiets des répercussions de ces déplacement sur leur vie personnelle. Des chiffres significatifs qui démontrent tout l'intérêt sinon l'urgence des RH de se pencher sur le sujet.

Lire aussi : Travel managers passez au "Nudge"


La rédaction

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