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Supply chain et achats : de l'intérêt d'une bonne coordination

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Supply chain et achats : de l'intérêt d'une bonne coordination

Une meilleure coordination de la supply chain et des achats est aujourd'hui indispensable pour rendre optimale sa chaîne de production. Exemples avec le géant de l'électronique Microsoft ou le groupe pharmaceutique Merck.

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Comment concilier au mieux les impératifs de la supply chain et ceux des achats pour une meilleure efficience de la production? Tel était le débat d'une présentation "Supply chain et SAP Ariba" le 23 mai 2018 à l'occasion de l'Université des achats organisée par le Conseil national des achats (CNA).

"On observe une véritable tendance à l'externalisation. Les entreprises qui ont des process industriels intégrés externalisent aujourd'hui une partie de leur production comme Airbus, Boeing ou des géants de l'électronique comme Samsung. Dans ce contexte grandissant d'externalisation, se pose la question des délais de livraison et de l'externalisation logistique avec des prestataires en logistique proposant du 3PL ou 4PL", explique Benjamin Nicaise, consultant chez SAP. Dans ce contexte d'externalisation à outrance, comment travailler avec des partenaires logistiques et en temps réel identifier les signaux faibles? Et in fine comment gérer au mieux les risques de la supply chain? Avec quels impact sur les achats?

Microsoft, une chaine d'approvisionnement pilotée par la demande client

Chez le géant Microsoft, il s'agissait de repenser la supply chain. Microsoft n'avait d'autre choix que de transformer sa supply chain dans une stratégie où la chaine d'approvisionnement est pilotée par la demande client. "Le problème de Microsoft était une supply chain vieillissante. Microsoft a sous-estimé la concurrence de Nintendo, Samsung ou encore d'Apple. Un même fournisseur peut être sollicité par plusieurs industriels. C'est notamment ce qui s'est passé avec Microsoft dans une ère d'hyperdigitalisation et de customisation", souligne Vincent de Poret, Global Business Developer, chez SAP Ariba EMEA.

Ainsi, dès 2015, les équipes de Microsoft ont repensé la supply chain avec comme objectifs une baisse du besoin en fonds de roulement (BFR) et des stocks. Mais aussi, la réduction des coûts d'inventaire, des coûts d'engagement des nouveaux fournisseurs ainsi que le temps d'approvisionnement de ces derniers. Pour cela, Microsoft a choisi d'exécuter l'ensemble de sa chaine d'approvisionnement de 20 milliards de dollars d'achats sur la solution SAP Ariba. Il aura fallu attendre 2016 pour une mise en application du plan de transformation de la supply chain avec des premiers résultats dès 2017, comme une baisse de 85% du temps d'engagement des nouveaux fournisseurs, une baisse du BFR de 300 millions de dollars et une baisse de 15 millions de dollars de réduction du coût des produits vendus. "Il y avait une véritable problématique stratégique pour partager avec des fournisseurs les détails de la fabrication. Grâce à SAP, Ils ont pu partager l'ensemble des besoins concernant les sous-produits présents dans les nomenclatures de fabrication", illustre Vincent de Poret de chez SAP Ariba EMEA.

Mieux informer ses fournisseurs en amont pour optimiser la supply : le cas de Merck

Un meilleur partage des informations en amont avec les fournisseurs pour une plus grande visibilité sur la production et une meilleure réactivité de la supply chain, c'est notamment ce que promet l'outil Ariba Network mis en place au sein du groupe de pharmacie et de chimie Merck. Ainsi, le groupe Merck a pour ambition de passer entre 2017 et 2020 de 30% à 70% d'externalisation dans la fabrication de ses médicaments. Tout cela avec une problématique de traçabilité et de qualité de la fabrication. Pour cela, le groupe a mis en place une collaboration intégrée avec ses sous-traitants grâce à l'outil collaboratif d'Ariba Network. L'idée : faire connaître à l'ensemble de ses sous-traitants les capacités des programme disponibles, les délais des uns et des autres, mais aussi savoir qui produit quoi et quand? Avec des objectifs simples : une accélération des délais de livraison et une plus grande réactivité auprès des fournisseurs. Cette plus grande visibilité sur l'écosystème fournisseurs se répercutatn ainsi en cascades sur la supplychain avec une meilleure prévision avant le processus de commandes.


Marie-Amélie Fenoll

Marie-Amélie Fenoll

Journaliste

Journaliste depuis près de 6 ans, j’ai rejoint l’univers des achats et de la presse professionnelle en 2010. Un nouveau monde s’est ouvert à moi sur le [...]...

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