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Vers une coopération entre les achats RFF et SNCF infrastructure

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Les achats de SNCF Infra et RFF vont devoir apprendre à travailler ensemble dans la lignée de l'application du projet réforme ferroviaire d'octobre 2012. Démonstration faite lors de la première convention fournisseurs commune des deux directions achats le 3 avril dernier

Vers une coopération entre les achats RFF et SNCF infrastructure

L'union fait la force. En raison de l'application du projet de réforme ferroviaire décidée par le gouvernement en octobre 2012, les achats de SNCF Infra et Réseau ferré de France (RFF) vont devoir apprendre à travailler ensemble.

Un projet de réforme qui comprend l'unification des fonctions de gestion d'infrastructure avec le regroupement au sein d'une entité unique, le gestionnaire d'infrastructure unifié (GIU), de Réseau ferré de France (RFF), de la direction de la circulation ferroviaire et de SNCF Infra. Ce GIU doit être rattaché à la SNCF au sein d'un pôle public unifié.

Des pratiques achats différentes

" Notre approche du métier est très différente. Et nous n'avions pas de relations directes. En d'autres termes, les contrats qui lient la SNCF à RFF sont en mode projet et ne sont pas des contrats qui lient directement les directions achats entre elles ", explique François Maurage, directeur achats de SNCF infra. Ce que confirme de son côté, François Meyer, directeur achats de RFF : " Auparavant les relations entre les deux directions achats étaient plus compliquées, or si nos directions achats sont différentes pour des raisons historiques, elles sont surtout complémentaires ". Ainsi, la direction achats SNCF Infra est très mature dans le process de production des achats. Au contraire, les achats de RFF, ont eu tendance à se concentrer sur les stratégies achats et les aspects amont du process achats.

" L'apport de RFF se matérialise principalement avec un mode de raisonnement transverse, par filière comme la voie, les prestations intellectuelles...", explique Didier Caramello directeur adjoint achats RFF et SNCF Infra. " Par ailleurs, chez RFF nous avons développé une compétence dans le pilotage de l'externalisation de la fonction achats avec une soixantaine de ressources auprès du cabinet KLB ", explique Didier Caramello. En chiffres, cette externalisation complète 8 personnes internes RFF, qui s'ajoutent aux 210 ressources achats au sein de la SNCF. Une différence d'effectifs de taille. Le GIU devra ainsi réfléchir " au fait d'externaliser ou non des compétences achats " en fonction de ses forces et faiblesses.

Un dialogue par filière

Côté dialogue avec les prescripteurs et fournisseurs, " cela se déclinera filière par filière ". Les fournisseurs pourront s'adresser soit au responsable filière transversale sur les problématiques stratégiques, soit aux forces achats organisées par territoire sur les appels d'offres. Concrètement, les achats au sein de ce GIU seront organisés avec une direction achats infra nationale, regroupant des directions achats territoriales et des pôles achats fournitures, et des responsables filières avec une vision transverse. Cependant, aujourd'hui, l'organigramme de la direction achats n'est pas arrêté.

Plusieurs centaines de millions d'euros d'économies achats sont programmées d'ici 2020, sur une base de dépenses de près de 4 milliards d'euros. Plus généralement, sur les 5 premières années du fonctionnement du GIU, 500 millions d'euros d'économies sont programmées avec une croissance de 2% de productivité par an.

L'innovation sera un axe fort de cette politique achats. Pour François Maurage, directeur des achats SNCF infra : " Il faut innover dans la gestion de la relation fournisseurs mais aussi dans le cadre (contrats, etc) et développer les interfaces avec les prescripteurs. Tout en veillant à préserver à la propriété intellectuelle des fournisseurs ". De son côté, François Meyer, directeur achats de RFF s'engage à " promouvoir le dialogue industriel avant l'appel d'offres auprès des fournisseurs et des prescripteurs ".