Mon compte Devenir membre Newsletters

[Tribune] Analyse des dépenses et Purchasing Intelligence: le tandem gagnant des achats

Publié le par

Le SI achats doit permettre aux managers de mesurer l'activité achats, de l'analyser, et d'en tirer les bonnes conclusions. Il s'agit de faire passer la direction achats du big data au smart data.

[Tribune] Analyse des dépenses et Purchasing Intelligence: le tandem gagnant des achats

"On ne peut pas gérer ce que l'on ne sait pas mesurer", nous dit Peter Drucker, pape du management. Une affirmation qui résonne avec beaucoup de pertinence quand on parle de digital procurement. Si la traçabilité du processus procure to pay est un atout, elle n'est pas une fin en soi. Les solutions de digital procurement doivent aujourd'hui apporter à la direction achat la capacité d'analyser leur activité, de mutualiser leurs informations avec les autres centres stratégiques de l'entreprise et de mettre en place des stratégies et des plans d'actions efficients.

Après l'effervescence du big data, voici que les entreprises doivent s'engager dans l'ère du smart data. Un outil de digital procurement performant doit permettre de mener des analyses précises et pertinentes afin d'augmenter la qualité et la finesse de la gestion de l'entreprise.

Purchasing intelligence : transformer la quantité en qualité

Certaines entreprises concentrent jusqu'à 70% de leur activité sur les achats. Les solutions de digital procurement couvrent aujourd'hui toute la chaîne de valeur procure-to-pay, et permettent de collecter un volume de données aussi précieux que considérable. Ces données sont complétées par des données externes, afin d'assurer aux acheteurs toutes les informations utiles au sourcing, à la gestion et au suivi de la relation fournisseur d'un bout à l'autre de la chaîne. L'interconnexion de ces solutions au SI de l'entreprise permet dans le même temps d'instaurer une dynamique collaborative et transversale avec les collaborateurs concernés par le processus procure-to-pay.

L'approche est similaire avec des fournisseurs qui, grâce aux plateformes de digital procurement, sont également actifs dans le partage et l'enrichissement des données. La direction achats est dès lors stratégique dans l'entreprise par le volume de data qu'elle génère depuis ces différentes sources. Le big data prend tout son sens dans la digitalisation des achats. On peut mettre ceci en miroir de ce que les départements ventes et marketing ont pu vivre avec les effets des technologies du web et l'émergence de solutions de CRM adaptées.

Mais de tels volumes de données ne permettent de créer qu'une valeur limitée si on ne passe pas de l'observation à l'analyse. Autrement dit : le SI achats doit permettre aux managers de mesurer l'activité achats, de l'analyser, et d'en tirer les bonnes conclusions. Il s'agit de faire passer la direction achats du big data au smart data. L'idée est de mettre en oeuvre une véritable démarche de purchasing intelligence au service de la performance de l'entreprise.

Lire la suite en page 2 : Mesurer, oui, mais mesurer quoi? - La purchasing intelligence, au service de l'entreprise agile