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Quand le Groupe Rocher dématérialise sa facturation en Europe

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Après la mise en place d'un projet de facturation électronique en 2012 en France, le Groupe Rocher a confié l'extension de ce projet sur le canal retail en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne et Suisse à son fournisseur Accelya.

Quand le Groupe Rocher dématérialise sa facturation en Europe

Après la mise en place d'un projet de facturation électronique en 2012-2013 en France, le Groupe Rocher (Yves Rocher, Daniel Jouvance, Dr Pierre Ricaud, ID Parfums, Kiotis, Flormar, Stanhome, Petit Bateau) a poursuivi l'expérience en 2014-2015 avec son partenaire Accelya, spécialiste des flux dématérialisés et de la facturation électronique, en lui confiant l'extension de ce projet sur le canal retail en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne et Suisse. Pari réussi : une mise en place projet en 9 mois, un volume annuel de 130 000 factures électroniques, pour un objectif atteint courant 2015.

Désormais la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et l'Espagne, pour la marque Yves Rocher envoient électroniquement les données de factures de chaque entité-filiale du Groupe Rocher aux partenaires boutiques mais également à leurs cabinets comptables, avec un objectif de 100 % de factures dématérialisées en quelques mois.

Les bonnes pratiques

Entre ces deux projets France et Europe, un seul système d'information a tout d'abord été mis en place, afin de travailler sur les mêmes fichiers et sur la même structure de portail d'accès dans une approche Core model pour le Groupe Rocher.

Le déploiement du projet à un périmètre européen a nécessité un audit et une mise à plat des processus. La direction financière du groupe Rocher s'est à nouveau positionnée en leader sur ce projet, dédiant temps et ressources pour mettre en place les équipes projets, les fédérer, avec une approche de communication et d'accompagnement de la conduite du changement.

"Une certitude, si la facturation électronique ne se fait pas aujourd'hui, elle sera nécessaire demain, il faut donc s'en préoccuper", commente Alain Lefeuvre, Head of Digitalization of financial flows de la direction financière groupe. "La dématérialisation ne se fait pas en une seule fois, elle est toujours en mouvement, avec des réalisations successives sans remettre en cause les briques conceptuelles du départ. Il est utile de mettre en place des indicateurs-clés, du début du projet à son exploitation, de partir d'une réflexion macro, et ensuite par lotissement. L'idée était d'abord de partir du projet France, une sphère mature de réflexion, pour élargir ensuite aux autres pays Européens, par pilotage et par lots", souligne Alain Lefeuvre.

Pour quels résultats ?

Avec cinq pays européens, des langues et des cultures différentes, l'implémentation et les conditions d'obtention des résultats ont été disparates selon les pays : "La conduite du changement dans une perspective groupe trouve toute sa place, face à des organisations pays, des cultures et des réglementations locales différentes", poursuit Alain Lefeuvre. "Nous avons été confrontés à la fiscalité très particulière de l'Espagne à travers ses territoires fiscaux (péninsule ibérique, Canaries...), à la forte culture papier de nos partenaires boutiques en Belgique, à des accords plus simples en Allemagne, Suisse et Autriche avec des contraintes d'organisation et de disponibilité des équipes Finance et Commerce...".

A ce jour, la plupart des 250 boutiques ciblées sur ces cinq pays consultent leurs factures électroniquement, avec un taux de passage à la dématérialisation proche de 100 %. Les partenaires boutiques gagnent un temps précieux sur la gestion de leurs factures, et les cabinets-comptables y gagnent aussi en qualité de données et en temps de traitement : "Comme pour le projet retail France, l'intérêt majeur est à nouveau le "zéro papier", la consultation des factures de la boutique sur tout "device" en mobilité ou non, le portail miroir pour les cabinets comptables avec une mise à disposition mensuelle d'un fichier comptable pour l'automatisation d'enregistrement", conclut Alain Lefeuvre.

Et après ?

Le Groupe Rocher réfléchit désormais à passer à l'étape suivante, et poursuivre ses objectifs de digitalisation et de dématérialisation de toutes ses facturations internes. En 2016, l'entreprise s'engage sur un nouveau volet de la dématérialisation à travers l'ensemble du "jeu de factures" entre ses filiales, une prise en compte de la réciprocité de leurs mises à disposition. "Une illustration par le "dé de 6" dans une relation de facturation omnicanale (FR, Europe et hors Europe)", précise Alain Lefeuvre.