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Assistance: Comment l'appel d'urgence "eCall" va se généraliser dans les flottes

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Voulu par l'Union européenne, le système d'appel d'urgence automatique eCall, équipera progressivement tous les véhicules à partir du premier avril 2018. Un service supplémentaire qui sera sans surcoût pour les flottes quel que soit leur mode de détention.

Assistance: Comment l'appel d'urgence 'eCall' va se généraliser dans les flottes

Si un conducteur est inconscient suite à un accident, le véhicule prend le relais en envoyant un message d'alerte géolocalisé aux services de secours pour qu'ils interviennent rapidement. En s'appuyant sur le réseau d'appel d'urgence européen 112, Bruxelles a décidé de généraliser ce dispositif en imposant aux constructeurs d'en équiper leurs nouveaux types de véhicules légers à compter du premier avril 2018. Quant à la gestion des appels, qui reste du ressort de chaque Etat, la France a choisi de la déléguer au Syndicat national des sociétés d'assistance (SNSA). Cet organisme, regroupant les principaux acteurs du marché, a été chargé de monter la plateforme qui traitera tous les appels dès le premier octobre 2017.

Deux modes de fonctionnement

En cas d'accident suivi d'un déclenchement de l'airbag, le véhicule enverra automatiquement, via le réseau de téléphonie mobile, un message de détresse (contenant la position géolocalisée et les données enregistrées par la centrale de l'airbag au moment du choc) à la plateforme du SNSA qui le redirigera vers le service de secours le plus proche. Si l'airbag ne s'est pas déclenché (en cas de choc arrière ou de malaise du conducteur par exemple), l'eCall pourra être activé manuellement grâce à un bouton sur le tableau de bord. La plateforme d'assistance devra décrocher l'appel en 13 secondes puis elle aura 75 secondes pour déclencher l'intervention adéquate (secours médicaux ou simple dépannage).

Une prestation universelle

Bien que l'eCall soit un service gratuit pour les utilisateurs, il implique des investissements de l'ordre de 3 à 4 cents par véhicule (soit entre 0,96 et 1,28 million d'euros). Selon le SNSA, ce coût global ne sera pas répercuté à l'utilisateur car l'eCall permettra une meilleure qualification des appels entrants, se traduisant par des gains de productivité pour les sociétés d'assistance. En outre, leur chiffre d'affaires devrait augmenter en raison du nombre de dépannages traités (le système Nomad conçu par le SNSA pour transmettre les missions aux dépanneurs vient d'être dimensionné pour passer de 1 000 missions par jour, actuellement, à 5 000). Quant aux constructeurs automobiles, ils devront équiper à leurs frais leurs nouveaux modèles (boîtier de géolocalisation, carte SIM, intégration dans le véhicule).


Payer pour mieux s'équiper

Dans les faits, la plupart des marques exploite déjà cette technologie pour proposer son propre service privé d'appel d'urgence payant (dit TPS-eCall par opposition à l'eCall 112 qui désigne le système public)

, : PSA (leader avec 2,3 millions de véhicules équipés son offre Connect en Europe) mais aussi BMW (Connected drive), Ford (Sync), Mercedes (Comand), Opel (Onstar), Volvo (Volvo On Call), etc. Pour les flottes ainsi équipées, le constructeur ayant vendu le service, le maintiendra (il aura le choix entre conserver son architecture privée ou basculer dans le dispositif public). Pour les renouvellements de véhicules qui s'opéreront à partir d'avril 2018, souscrire à un service de TPS-eCall deviendra caduque. Cependant, cette prestation est souvent incluse dans des packs de services liés à la géolocalisation (info trafic, guidage...) qui restent susceptibles de justifier une dépense d'équipement supplémentaire.