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Les défis qui attendent les travel managers en 2015

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L'année 2015 devrait être celle de tous les défis pour les travel managers. Big Data, intégration de la NDC, refonte du métier des agences de voyages, autant de tendances de fond débattues lors de la Journée internationale du voyage d'affaires organisée dans le cadre du salon Top Résa.

Les défis qui attendent les travel managers en 2015

Quels défis attendent les travel managers en 2015 ? Voilà la question débattue hier, le 24 septembre, lors de la Journée internationale du voyage d'affaires organisée dans le cadre du salon IFTM Top Résa 2014. "Pour préparer l'année à venir, les acheteurs voyages devront composer avec des tendances multiples et même contradictoires qui vont allier digitalisation, hyper connectivité et personnalisation d'une part, et recherche d'une meilleure qualité de gestion et réduction des coûts d'autre part", a lancé d'emblée Matthieu Gufflet, fondateur du cabinet Epsa, spécialisé dans l'optimisation des achats hors production.

Best Buy intelligent

Premier changement de taille : l'évolution des pratiques en interne en matière de programmes aériens et hôteliers, qui va passer d'un approche "best buy basique" à une approche "best buy intelligent". Matthieu Gufflet explique que, "pour affiner la maîtrise des dépenses, de plus en plus de travel managers vont de moins en moins monter des programmes globaux en matière d'aérien et d'hôtellerie. Leur objectif consistera désormais à signer des accords négociés par zone géographique, de manière à obtenir des tarifs plus intéressants pour les destinations de business clé de leur entreprise". Pour l'expert, cette approche plus pertinente devrait être la norme en 2015.

New Distribution Capability

Autre évolution de taille à prévoir : l'intégration de la NDC (New Distribution Capability). A savoir, la nouvelle méthode de distribution de la billetterie que IATA, Association nationale du transport aérien, entend déployer entre 2015 et 2016. Ce système innovant va transformer en profondeur le travail des agences de voyage, et donc mécaniquement celui de leurs clients, puisque ces premières n'auront plus à passer par les GDS, Global Distribution System, pour avoir accès au contenu distribué par les compagnies aériennes. "Ainsi, les agences profiteront d'un circuit de distribution bien plus optimisé favorisant une gestion plus personnalisée et affinée des voyages d'affaires, notamment des frais ancillaires ", a rappelé le fondateur d'Epsa.

C'est dire si l'impact des nouvelles technologies sur le business travel va être immense ! Une nouvelle donne qui va largement révolutionner le métier des agences de voyages, sommées de repenser de A à Z leur offre de services à l'ère de la mobilité connectée. "De plus en plus d'agences investissent ainsi dans des outils technologiques automatisant les tâches les plus fastidieuses du process de réservation. De quoi leur permettre de booster leur productivité et mieux répondre, à terme, aux demandes particulières des voyageurs", note Stéphane Aïta, vice-président Europe de l'Ouest de Sabre, acteur majeur du marché des GDS.

Politiques voyages 'mobile'

Cette tendance à la personnalisation du déplacement, impulsée par le high-tech, ne s'arrête d'ailleurs pas là. "L'omniprésence des tablettes et smartphones professionnels ou personnels vont changer, plus encore, dans les prochaines années, les usages des voyageurs d'affaires déjà équipés, pour les deux tiers, de tels outils ", a rappelé Matthieu Gufflet. Et de prédire que "si 16 à 20 % d'entre eux recourent à leur smartphone pour réserver leur billet d'avion ou nuit d'hôtel, ce chiffre va doubler dans les années à venir. Dès 2016, il faudra donc s'attendre à une généralisation des politiques voyages "mobile" dans au moins 80 % des entreprises". Autant de politiques qui ne devront pas négliger un enjeu de taille : le Big Data ! A savoir la sécurisation et récupération des données voyageurs désormais hébergées en mode Saas sur le Web. Matthieu Gufflet l'illustre ainsi : "un voyageur qui se déplace génère un milliard de données par jour. Si on les imprimait, cela représenterait en hauteur 6500 mètres de feuilles de papier." De quoi donner à réfléchir...