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Ces directions achats qui misent sur les self booking tools

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Pourquoi recourir à un SBT? Comment réussir le déploiement d'un tel outil? Pour quels gains? Autant de questions auxquelles ont répondu six directions achats très diverses. Focus.

Ces directions achats qui misent sur les self booking tools

Jean-Philippe Pourtier, DAE: "Le SBT, 100 % adapté à la typologie des dépenses travel de l'État"

Miser sur la dématérialisation de bout en bout du process de gestion des déplacements pro pour l'ensemble de l'État français, c'est le challenge relevé par la DAE, direction des achats de l'État, en s'appuyant sur un SBT unique, édité par Concur. "Auparavant, chaque ministère s'appuyait sur la plateforme de son agence de voyages respective. Désormais, toutes les entités peuvent recourir au même outil, qui plus est intégré à notre système Chorus DT, propre à centraliser la gestion des ordres de mission et des notes de frais", explique Jean-Philippe Pourtier, responsable du domaine fournitures, prestations générales et intellectuelles au sein de la DAE.

Après quatre mois d'implémentation, l'outil a déjà été déployé dans six ministères, à l'instar de Bercy, "avec un taux d'adoption atteignant déjà les 50%", indique ce dernier, en rappelant que "l'objectif, d'ici fin 2016, est de viser un taux de 70%". Un pari qui devrait être aisément réalisable, "tant le recours au SBT se révèle adapté à la typologie des dépenses travel de l'État, surtout basées sur le ferroviaire, autrement dit, des voyages simples ne nécessitant pas l'expertise off line d'un agent de voyages".

Nicolas François, Natixis: "Nous avons baissé de 40 à 50 % le coût moyen du billet d'avion sur l'Europe"

Diviser par deux ses frais de transaction agence en favorisant l'usage du SBT par 80% de ses salariés: tel est le défi de taille relevé par Natixis, qui s'appuie depuis 2012 sur un outil de réservation en ligne interfacé à son agence de voyages, Amex. "Dès le premier mois d'utilisation, nous avons atteint un fort taux d'adoption, et ce grâce à l'appui de la direction générale, qui a oeuvré pour le respect effectif en interne d'une règle: le recours obligatoire au SBT pour tous les déplacements simples, ne dépassant pas deux segments de voyage", indique Nicolas François, responsable travel et fleet management au sein de la banque.

Plus encore, la configuration de service de l'agence de voyages a permis de garantir l'application d'une telle consigne auprès des voyageurs. De quoi booster le respect de la politique voyage paramétrée de A à Z dans l'outil, sans oublier la mise en valeur des offres les plus économiques - prévues par la politique - privilégiées par les ­salariés par effet de "culpabilité visuelle". "Si l'usage du SBT nous a valu de diminuer de 40% à 50% le coût moyen du billet d'avion sur la plupart des destinations en Europe, l'idéal serait, à terme, qu'un tel outil gère efficacement les voyages complexes ou serve à réserver des prestations annexes (taxi, VTC, Airbnb) dans une logique door-to-door."

>> Découvrez d'autres retours d'expérience en page 2.


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Charles Cohen