Mon compte Devenir membre Newsletters

FM - Donner de la valeur (numérique) aux bâtiments

Publié le par

Configuration des espaces de travail collaboratifs, géolocalisation, mobilité simplifiée, bien-être, optimisation de la performance énergétique des bâtiments, le digital élargit le champ des possibles des FMeurs.

FM - Donner de la valeur (numérique) aux bâtiments

La révolution digitale impacte fortement les métiers du facilites management. BIM (Bâtiments et informations modélisés), capteurs de présence pour optimiser les espaces de travail et la performance énergétique des bâtiments, applications dédiées sur smartphone qui facilitent la mobilité dans l'entreprise, les nouveaux services accessibles aujourd'hui grâce au digital sont nombreux. Mais encore récents en France et avec un ROI pas toujours simple à mesurer pour les directions achats car il faut être en mesure d'estimer à la fois le ROI direct et le ROI indirect lié, notamment, au coût de mise en place des solutions, coût des licences récurrentes et coût du matériel. " C'est toujours en cours, confirme Éric Lamendour, président de la commission communication du Sypemi, le Syndicat professionnel des entreprises de multiservice immobilier. Selon les pays, le ROI se quantifie entre 7 et 20 % de gains sur un immeuble. Comme l'ensemble des acteurs est encore en phase d'apprentissage, il est difficile de le quantifier avec précision. "

Le grand bain du BIM

En décembre 2014, le ministère du Logement lançait un plan de 20 millions d'euros sur trois ans visant à accélérer l'utilisation par les acteurs du bâtiment de la maquette numérique, intégrée dans un processus BIM. Objectif : construire plus de logements, de meilleure qualité, notamment environnementale, et à moindre coût.

Mature aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons et scandinaves, ce processus est arrivé en France plus tard. " Si la France s'est montrée un peu frileuse au départ, les contrats relatifs aux immeubles neufs sont généralement "bimisés" ", relève Éric Lamendour. À la clé : une ­meilleure gestion du cycle de vie du bâtiment. Car le BIM, rappelons-le, est un processus de travail collaboratif via une maquette numérique, partagée entre tous les intervenants d'un projet de bâtiment, de la conception à l'exploitation. Elle contient une base de données et une représentation graphique en 3D de l'ouvrage qui permet de décrire les objets composant le bâtiment et sur lesquels sont attachées des données partageables entre les acteurs du projet. Avec, à la clé, un meilleur partage de l'information et des économies de temps, et d'argent. "Avec la maquette numérique, la durée moyenne des chantiers est écourtée de 7 %. Les ­dépassements budgétaires sont diminués de 40 %. La marge d'erreur ? Réduite à moins de 3 %. In fine, la maquette numérique permet d'économiser jusqu'à 10 % de la valeur des contrats " , fait valoir le ministère sur le site dédié au Plan transition numérique dans le bâtiment (PTNB).

Gains économiques mais également gains environnementaux importants car le BIM oblige les acteurs à concevoir et entretenir les bâtiments différemment. Ce processus fait également naître de nouvelles ­interactions avec ces bâtiments rendus "intelligents" par la pause de capteurs, et donc capables de générer des datas.

Le " Smart Building Lab " de Vinci Facilities, un accélérateur d'innovation au service du FM

En mai dernier, Vinci Facilities a lancé une initiative de co-innovation baptisée le " Smart Building Lab ", qui avait démarré par un projet pilote, au printemps 2015, au sein de trois grandes entreprises clientes du FMeur.

En s'appuyant sur les opportunités qu'offre le numérique, le lab permet d'imaginer les nouveaux services du facility management pour répondre aux attentes des occupants d'un bâtiment : configuration des espaces de travail collaboratifs, géolocalisation, mobilité simplifiée, bien-être. Il a également pour vocation de trouver des solutions en termes d'optimisation de la performance énergétique.

Cette démarche d'innovation, conçue par Vinci Facilities et accompagnée par Accenture, s'inspire des méthodologies utilisées par les start-up, notamment le design thinking ou le lean startup.

Testés et maquettés, les travaux pilotes ont permis d'aboutir à des solutions et services opérationnels répondant aux problématiques concrètes de quatre bâtiments, comme l'orientation des occupants et des visiteurs au sein d'un campus de plus de 90 000 m2, l'optimisation de l'accès aux ­parkings du quartier de La Défense ou encore la configuration d'espaces collaboratifs à la demande.