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Camaïeu contribue au fond d'indemnisation des victimes du Rana Plaza

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A ce jour, seules sept marques*, parmi les dizaines qui avaient une production au Rana Plaza, se sont engagées à participer au fonds d'indemnisation des victimes. Parmi elles Camaïeu qui a accepté de contribuer au fond d'indemnisation.

ethique etiquette

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A l'annonce de l'action organisée ce matin à Paris devant un magasin Camaïeu, l'entreprise a pris contact avec Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l'étiquette pour lui faire part de sa volonté de contribuer au fonds d'indemnisation des victimes pour une commande passée en mai 2012 auprès d'une usine du Rana Plaza.

La marque, dont des étiquettes et des pantalons ont été retrouvés au milieu des gravats par des organisations locales de défense des droits des travailleurs, et filmés par des journalistes, n'accepte toutefois pas de responsabilité quant à une production plus récente, qui, a-t-elle admis, a été sous-traitée de manière informelle au Rana Plaza.

A ce jour, seules sept marques*, parmi les dizaines qui avaient une production au Rana Plaza, se sont engagées à participer au fonds d'indemnisation des victimes. Ce fonds, estimé à 54 millions d'euros par les ONG et syndicats bangladais et internationaux, couvre notammentla perte des revenus futurs ainsi que les dommages pour les blessés et les familles des employés tués et blessés.

Pour le Collectif Ethique sur l'étiquette et Peuples Solidaires, les engagements pris ce jour par Camaïeu sont un premier pas positif, mais l'entreprise doit reconnaître entièrement sa responsabilité dans cette affaire, y compris pour des commandes qui auraient été sous-traitées par ses fournisseurs de manière non autorisée. " Le phénomène de sous-traitance informelle au Bangladesh est de notoriété publique, et ne peut servir d'excuse pour se dédouaner de sa responsabilité " estime Dorothée Kellou, de Peuples Solidaires pour le Collectif Ethique sur l'étiquette.