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10 mesures pour optimiser la flotte automobile de l'État

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Diminution de la flotte de 10 % d'ici 2017, achat de 50 % de véhicules propres, externalisation de la gestion : la circulaire du 16 février 2015 fixe dix actions à mener pour optimiser le parc automobile de l'État.

10 mesures pour optimiser la flotte automobile de l'État

Optimiser : tel est le maître mot de la gestion de flotte de l'État, en 2015. "Le parc automobile est considérable, il compte 65 000 véhicules. Nous souhaitons l'alléger de 10 % d'ici à 2017, ce qui va permettre à l'État d'y gagner 150 M€ d'économies", a ainsi annoncé le ministre des Finances Michel Sapin, dans une interview au Parisien - Aujourd'hui en France le 21 février dernier, alors que le coût annuel global de la gestion de flotte étatique s'établit actuellement à 600 millions d'euros.

Au-delà de l'effet d'annonce, la circulaire du 16 février 2015 fixait, quelques jours plus tôt, les dix actions concrètes à mettre en oeuvre, afin de rationaliser l'achat et la gestion de la flotte de véhicules de l'État. Jean-Pierre Sivignon, ex-responsable de la mission interministérielle en charge du pilotage de la flotte de l'État et de ses opérateurs, est l'auteur dudit document. Et, qui de mieux placé que l'actuel directeur du développement et des partenariats de l'UGAP, la centrale d'achat public, passé de prescripteur à fournisseur, pour raconter les tenants et les aboutissants du projet.

"J'ai piloté, en 2010, la première circulaire visant à mieux gérer le parc de l'État. De 2010 à 2013, nous avons diminué de 17 000 le nombre de véhicules et réalisé 120 millions d'euros d'économie, rappelle-t-il. En 2013, de nouveaux travaux ont été menés sur cette base qui ont abouti à la circulaire du 16 février 2015 : sur les dix thèmes proposés, cinq sont une reprise et un approfondissement de la précédente circulaire (point 1 à 5, NDLR), et cinq sont nouveaux (6 à 10, NDLR)."

Qu'en est-il de ces 10 mesures phares ?

1. L'acquisition et la standardisation des véhicules

L'achat de véhicule est au coeur de la relation entre l'Union des groupements d'achat public (UGAP) et l'État. Si le recours à la mutualisation des achats de véhicules de l'État auprès de l'UGAP était, et demeure, la règle, celle-ci devrait s'intensifier pour les opérateurs de l'État - les opérateurs distincts de l'État auxquels a été confiée une mission de service public - dans les prochaines années. "La circulaire oblige les services et les opérateurs de l'État à recourir à l'UGAP. Ce n'était pas le cas pour les opérateurs auparavant, il reste donc de vraies marges d'amélioration pour eux sur le sujet", relève Jean-Pierre Sivignon.

"L'achat de véhicules d'occasion est interdit"

Deuxième étape : la standardisation. L'achat de véhicules d'occasion est interdit, rappelle, encore, la circulaire. L'État doit donc faire son choix dans le catalogue de l'UGAP. "Les prix de l'achat des véhicules sont plafonnés. Dans le catalogue, nous offrons plus de choix, mais nous resserrons la sélection au niveau des options", complète le directeur du développement et des partenariats de l'UGAP. Tout ce qui n'est pas indispensable dans la conduite de la mission est éliminé, notamment : les sièges en cuir, les vitres teintées, les jantes alliage, la peinture nacrée, la roue de secours, ou, encore le toit ouvrant.