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L'État veut réduire son parc auto de 10% d'ici à 2017 pour faire 150 millions d'économies

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Acheter des voitures moins chères et plus propres : tel est le projet de l'État, afin d'optimiser la gestion de son parc automobile dont la taille devrait diminuer de 10% d'ici à 2017. Un gros effort va être fait en faveur des véhicules propres.

L'État veut réduire son parc auto de 10% d'ici à 2017 pour faire 150 millions d'économies

150 millions d'euros d'économie. C'est le gain annoncé par le ministre des Finances Michel Sapin, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, dans le cadre d'une rationalisation de la flotte automobile de l'État. "Le parc automobile est considérable, il compte 65 000 véhicules. Nous souhaitons l'alléger de 10 % d'ici à 2017, ce qui va permettre à l'État d'y gagner 150 M€ d'économies", a, ainsi, précisé le ministre, alors que le coût annuel global de la gestion de flotte étatique s'établit à 600 millions d'euros. De quoi contribuer au plan de 50 milliards d'économies prévu par le gouvernement, d'ici la fin du quinquennat, afin de réduire le déficit de la France.

Parmi les mesures prises pour optimiser l'achat et la gestion du parc de l'État, une meilleure rationalisation de l'utilisation des véhicules par les agents. "Trop de véhicules sont peu ou pas assez utilisés, constate Michel Sapin. [...] Des véhicules restent au garage dans certains services. À l'inverse, on en manque parfois lorsqu'on en a besoin. Les fonctionnaires sont les premiers à voir qu'une plus grande rationalisation de l'utilisation du parc automobile peut améliorer le service, tout en faisant des économies. Les services doivent donc davantage mutualiser l'utilisation de ces véhicules."


Vers 50 % de véhicules propres ?

Autre ambition : acheter des voitures moins chères... et plus "vertes". Les véhicules "anciens" seront ainsi systématiquement vendus au bout de 120 000 kilomètres au compteur, annonce une circulaire du 16 février 2015. La flotte de l'État sera alors renouvelée avec des véhicules de gamme inférieure, à tous les niveaux de l'État, y compris les ministres. La circulaire fixe le plafond des dépenses : pas plus de 14 300 euros TTC pour une voiture électrique, et 11 400 euros TTC pour un modèle essence. Et ce, pour une question "d'exemplarité", affirme Michel Sapin.

"L'exemplarité doit être pour tout type de véhicule. Notamment d'un point de vue environnemental. Les véhicules propres représentent dès cette année un tiers de nos achats. L'année prochaine, ce sera 50 %", explique le ministre. À la clé, une baisse de la part des véhicules diesels.

Les économies ne s'arrêtent pas là : "Chaque ministère et opérateur disposant d'un parc de plus de 100 véhicules, autres qu'électriques, élaborera, d'ici juin 2015, un plan d'actions visant à la réduction de ses dépenses de carburant (en prix et en volume) d'au moins 15 % d'ici la fin de l'année 2017", précise la circulaire du 16 février 2015.