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Bilan 2016: ça roule pour la LLD

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Nombre record de mises à la route, parc en forte croissance et diversification des clients et services, un certain nombre d'évolutions sont à retenir pour le secteur de la location longue durée. Voici le bilan 2016 de la profession dressé par le SNLVLD, qui représente 97% des acteurs en France.

Bilan 2016: ça roule pour la LLD

C'est un record que note le Syndicat national des loueurs de voitures en longue durée. En 2016, les mises à la route de véhicules légers en location longue durée ont atteint un niveau historique de 494.219 véhicules (+11% par rapport à 2015). Sur l'année 2016, les mises à la route représentent 62,5% du marché des véhicules légers neufs en LLD et fleet management, et pèsent davantage sur ce marché qu'en 2015 (60,9%). Le SNLVLD explique cette forte demande de la part des entreprises par le renouvellement des parcs et l'engouement pour les SUV.

Le parc LLD en forte croissance

Le parc en LLD finit l'année avec 1 million 294 554 unités, en progressant de +5,5%, un rythme inédit au cours de ces dix dernières années, et ce malgré l'augmentation du nombre de restitutions (+5,3% comparé à 2015). En parallèle, le parc en fleet management a également accéléré sa croissance (+13,2% comparé à 2015) et culmine à 360.491 véhicules. "Ce mode de gestion des flottes a toujours du succès auprès des entreprises, qui cherchent à optimiser leurs coûts" note le SNLVLD.

Un changement de structure

Cette croissance du parc LLD s'accompagne d'une modification de sa structure. La part des véhicules particuliers est en hausse de 3% comparé à 2015 et représente 67% des véhicules loués en circulation. À l'inverse, la part de marché des véhicules utilitaires (22% du parc) ainsi que celle des véhicules de société (11%) diminuent.

Côté acteurs, suite à l'acquisition en 2016 de Parcours par ALD, le poids des filiales de banques sur le parc total augmente à nouveau: elles représentent désormais 48% du parc de la LLD (+5% par rapport à 2015). Ce poids diminuera en 2017, après la cession d'Athlon à Daimler par Rabobank courant 2016. Au total, captives de constructeurs et filiales de banques se partagent désormais 93% du marché, tandis que les indépendants n'occupent plus que les 7% restants.

Moins d'émissions de CO2

Le dispositif de bonus/malus et la modulation du montant de la TVS en fonction du taux d'émission de CO2 ont contribué à la baisse des émissions du parc de LLD en 2016. Cet effet est renforcé par la réduction des émissions moyennes des nouveaux modèles. En 2016, alors que les véhicules full hybride (<= 110 g CO2/km) et hybrides rechargeables ont bénéficié d'un bonus réduit et que le bonus des véhicules électriques était identique, le poids des véhicules émettant moins de 100g CO2/km a augmenté au sein du parc: ils représentent désormais 44% du parc LLD (contre 35% en 2015). Les véhicules émettant plus de 131 g de CO2/km, pour lesquels le malus s'applique en 2016, ne représentent plus que 17% du parc LLD en 2016 (contre 22% en 2015). Les filiales de banques gèrent les flottes les plus vertueuses puisque 57% de leur parc émet moins de 105g de CO2/km. Ce type de véhicules verts représente 46% du parc des captives constructeurs et 51% de celui des indépendants.

Les professionnels davantage en demande de services

Les entreprises ont été plus nombreuses à recourir à la LLD et ont intégré toujours plus de prestations dans leurs contrats. Le montant moyen financé est reparti à la hausse en 2016 et s'élève à 21 257€ (+1,6%). Par ailleurs, la durée moyenne de détention des contrats, qui s'était stabilisée en 2014 et 2015, augmente légèrement (+0,6%) et 82% des loueurs estiment que cette durée s'élève à 40 mois ou plus (+9%). Dans le même temps, on observe une baisse de 0,8% du kilométrage moyen. Ainsi, la profession propose en moyenne des contrats de 39,9 mois ou 95 581 km, soit une loi de roulage annuelle (km moyen/durée moyenne x 12) en repli de -1,4% à 28 755 km/an. "Les entreprises recherchent les solutions optimales pour leur flotte" conclut le syndicat.