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Le e-constat empêche les saisies incohérentes

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Le nouveau service de e-constat auto, développé par la Fédération française de sociétés d'assurances, permet à vos collaborateurs ayant eu un accrochage, de remplir facilement un constat à l'amiable sur leur smartphone et de transmettre immédiatement les données à votre assureur.

Le e-constat empêche les saisies incohérentes

Tous les assureurs français se sont mis autour de la table pour donner naissance à l'e-constat auto. Depuis le premier décembre 2014, cette application créée par l'Association française de l'assurance (AFA), avec le prestataire Dalva, est disponible pour les mobiles fonctionnant sous Apple, comme sous Android. Objectif : remplacer le formulaire de constat amiable en facilitant la saisie des informations et une transmission plus rapide des données à son assureur. Attention, cependant, à ne pas jeter les formulaires de constats placés dans les véhicules.

Trois conditions doivent être réunies pour utiliser l'e-constat auto : il doit s'agir d'un accident matériel uniquement, survenu sur le territoire français et impliquant un ou deux véhicules au maximum. Par ailleurs, le système dépend du zèle des relais de téléphonie : un collaborateur accidenté en rase campagne peut se trouver en "zone blanche". "Dans ce cas", explique Stéphane Pénet directeur des assurances de biens et de responsabilité à la FFSA (Fédération française de sociétés d'assurances), "l'application commence à tester la qualité du réseau et, si elle est insuffisante, elle bloque le remplissage du constat." Pas de risque de transmission incomplète donc, mais il faudra ressortir le bon vieux formulaire de la boîte à gants.

Moins d'erreurs de saisie

Concrètement, l'e-constat auto fonctionne presque comme son homologue papier. Les informations peuvent être saisies par les deux parties, sur un seul smartphone ou deux appareils (dans ce cas, l'application envoie des codes pour les appairer). L'automobiliste renseigne son identité, son immatriculation, son numéro de contrat, sélectionne son assureur (tous sont dans la liste), puis il peut prendre une photo. Ce n'est pas obligatoire mais recommandé pour établir les responsabilités.

Sur les 5 millions de constats remplis chaque année, bon nombre sont mal ou insuffisamment remplis. Et, dans la plupart des cas, la responsabilité de l'accident est alors automatiquement attribuée au véhicule de l'entreprise concernée plutôt qu'au tiers. Ensuite, les deux parties cochent les cases (jaunes ou bleues) correspondant aux circonstances. L'application a une valeur ajoutée puisqu'elle empêche des saisies incohérentes. Enfin, l'accident peut être géolocalisé.

Puis les deux parties dessinent un croquis (tracé au doigt) de la situation avec les points d'impact avant de le compléter par des observations facultatives (là aussi, conseillées).

Enfin, l'application génère le constat final intégrant le croquis que les utilisateurs signent (toujours avec un doigt). Un SMS atteste que le document est bien parvenu à l'assureur et une copie PDF est disponible aussitôt par mail. Elle permet au collaborateur de transmettre son constat au gestionnaire de flotte de son entreprise.