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A quoi ressemblera le bureau de demain ?

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Travailler assis, de manière prolongée, serait mauvais pour la santé. Familier de la problématique, Linak, spécialiste des vérins électriques, a lancé une campagne en faveur du bureau assis-debout. Un "drôle" de concept qui répond aussi à la nécessité de réaliser des économies.

A quoi ressemblera le bureau de demain ?

Douleurs dorsales, tensions musculaires, jambes lourdes, voire stress : travailler en position assise est responsable de nombre des maux des collaborateurs - dont les fameux troubles musculo-squelettiques (TMS) - selon des études concordantes. "Rester assis tue", tranche Wilfrid Bodet, responsable de la division Deskline chez Linak. Saisi de la problématique depuis 25 ans, le fabricant de vérins électriques et leader dans la conception d'actionneurs à l'échelle mondiale, tente d'éveiller les consciences des industriels du meuble français, en retard sur le développement des solutions de bureaux réglables électriques, déjà monnaie courante, depuis dix ans, en Allemagne ou aux États-Unis. "Nous souhaitons faire bouger les lignes et changer les esprits", reconnaît Wilfrid Bodet.

Carte blanche pour le bureau de demain

Fort de son expérience internationale, Linak a lancé, en 2014, une campagne en faveur des bureaux assis-debout. Action emblématique : l'organisation d'un concours auprès des étudiants de l'école de design Nantes Atlantique pour la conception du bureau du futur. Carte blanche a été donnée à 10 designers en herbe, de mars à fin juin 2014 : pendant quatre mois, ceux-ci ont planché sur leur concept et l'ont fait évoluer sous l'impulsion d'un jury composé d'un ergonome, d'un industriel du mobilier de bureau et des experts Linak.

Un seul sera finalement désigné gagnant, en juillet dernier : le bureau Wavo, conçu par Valentin Joubert et présenté lors du salon Orgatec. "Ce bureau nous a séduits, indique le responsable de la division Deskline, car il répond aux problématiques du travail bureautique moderne des salariés de l'Hexagone, notamment la nécessité de s'isoler lorsque l'on travaille en open space, grâce à une paroi phonique". Épuré, ultra-connecté, le bureau est doté d'un système d'éclairage intégré à la paroi, et bien sûr, d'une solution de réglage de la hauteur de la table de travail.


Si le bureau Wavo n'a pas encore séduit les industriels, il coïncide avec une tendance forte de réduction des coûts attendue par les entreprises. "Même si l'on estime le surcoût d'un bureau ergonomique - chaise comprise - à 1 000 euros, ce modèle répond à des contraintes légales, comme le coût du foncier", analyse Wilfrid Bodet. "À Paris, le taux de présence des collaborateurs dans les entreprises est de l'ordre de 60 à 65 %, il y a donc une forte proportion de bureaux inutilisés, d'où l'utilité de bureaux électriques, non attitrés et réglables à votre morphologie, argue le spécialiste. Résultat : un gain d'espace... et donc d'argent.