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Ce que la génération Y change dans les achats

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Comment une entreprise peut elle soigner son pouvoir d'attractivité face à la génération Y, qui fait de la qualité de vie au travail son levier principal d'engagement ? En comprenant les nouveaux enjeux de la qualité de vie au travail, ce qui passe par un pilotage des achats plus intuitif.

Ce que la génération Y change dans les achats

Voilà quelques années déjà que les entreprises se préparent à accueillir les générations Y et Z. Mais, plus que savoir comment intégrer ces " digital natives " réputés si différents des baby-boomers, la vraie problématique est ailleurs : comment conjuguer les attentes de toutes les générations ? Voilà la réflexion qui a servi de point de départ au petit déjeuner thématique organisé début juin par Femmes et hommes de demain - une association qui s'est donnée pour mission de promouvoir la qualité de vie au travail.

Justement. " Le bien-être et le plaisir sont les deux leviers d'engagement des nouvelles générations " a affirmé Emmanuelle Duez. Invitée d'honneur, la p-dg et fondatrice de The Boson Project, un cabinet de conseil qui promet de donner " coup de jeune " aux entreprises, souligne l'importance pour ces dernières de s'adapter à ce nouveau paradigme sous peine, purement et simplement, de voir ses plus récents collaborateurs faire ce qu'elle appelle " la révolution des pieds ". Partir.

Pouvoir d'attractivité et politique achats

Comment faire dès lors pour soigner son pouvoir d'attractivité ? Comprendre, accepter, les nouveaux enjeux de la qualité de vie au travail ce qui passe, notamment, par un pilotage des achats plus intuitif. Ne pas uniquement miser sur les projets avec un ROI clair et programmé mais avoir l'audace de miser sur ce qui est porteur de valeurs. C'est la démarche entreprise par Allo Resto. P-dg et fondateur de cette plateforme de réservation au restaurant dont la masse salariale est constituée à 70% de jeunes issus de la génération Y, Sébastien Forest, a raconté lors du petit déjeuner thématique avoir senti une incompréhension grandissante entre lui et ses jeunes collaborateurs. "Je n'arrivais pas à anticiper leurs réactions". Un problème décuplé par les difficultés que connaissait alors l'entreprise. Plutôt que de s'enfermer dans un dialogue de sourd, l'entrepreneur a décidé de de mettre à l'écoute. Aidé d'Emmanuelle Duez, il s'est alors servi dans un grand projet immobilier pour mobiliser, interroger et impliquer ses salariés. Un succès. Cette année, Allo Resto s'apprête à passer le "cap psychologique" - dixit Sébastien Forest - de 100 millions d'euros de CA.