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Des espaces de travail adaptés à notre cerveau?

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Les recherches en neurosciences révèlent que le cerveau fonctionne sur différents modes selon les moments de la journée. Or, l'environnement de travail peut favoriser la performance en proposant des espaces adaptés à chacun de ces modes. Steelcase s'est penché sur la question.

Le Brody WorkLounge de Steelcase permet de s'isoler du bruit et des distractions visuelles pour mieux se concentrer.

© Steelcase

Le Brody WorkLounge de Steelcase permet de s'isoler du bruit et des distractions visuelles pour mieux se concentrer.

Non, travailler plus ne permet pas de produire plus. C'est l'un des enseignements des études de neurosciences sur lesquelles Beatriz Arantes, chercheuse senior et psychologue au sein de la cellule de recherche et prospective WorkSpace Futures de Steelcase (société spécialisée dans l'aménagement d'espaces de travail), s'appuie pour définir les contours de l'environnement de travail du futur.

La chercheuse et son équipe ont en effet identifié 3 idées reçues sur la performance au travail qui, loin de la soutenir, se révèlent nuisibles, car elles ne respectent pas le rythme du cerveau, qui est variable selon les moments de la journée. En effet, les chercheurs de la cellule Worspace Futures ont identifié 3 modes cérébraux, qui nécessitent des espaces dédiés pour accroître la performance:

  • concentration
  • régénération et inspiration
  • activation

Des espaces dédiés pour se concentrer

Premièrement, l'aphorisme "Travailler plus, pour produire plus" se révèle contre productif: l'attention soutenue étant épuisante pour le cerveau, il est donc impossible de rester attentif toute la journée. Avec 247 milliards d'e-mails envoyés chaque jour à travers le monde, difficile de maintenir une attention constante... Ainsi, 48% des Français se sentent submergés et stressés au travail(1).

Or, selon les neurosciences, lorsqu'il est nécessaire de se concentrer, il est essentiel de disposer d'un environnement favorable. Ce qui nécessite donc de disposer d'espaces dédiés, conçus comme des refuges contre le bruit. À cet effet, Steelcase a conçu le Brody WorkLounge, qui permet de limiter les distractions visuelles.

Le multitasking augmente le risque d'erreur

Autre idée reçue battue en brèche par l'étude Steelcase, "Faire plusieurs choses en même temps, c'est gagner du temps". Beatriz Arantes souligne qu'"on ne peut se concentrer que sur un problème à la fois". En multipliant les interruptions, le multitasting réduit la productivité, car il faudrait 23 minutes pour se reconcentrer et se remettre au travail après une interruption, selon les chercheurs de l'université de Californie, Irvine.

Afin de respecter le rythme du cerveau, il est donc nécessaire de réserver certaines plages de la journée à des phases d'activation, pour bouger afin de réveiller l'esprit et se détendre, plutôt que d'essayer de multiplier les tâches à chaque instant.

Les pauses favorisent la régénération du cerveau

Dernière idée reçue que contredisent les neurosciences: "Prendre une pause, c'est ne rien faire". Or, les pauses permettent au cerveau de se régénérer pour continuer à fonctionner correctement. D'après les chercheurs de Steelcase, la méditation permettrait par exemple d'augmenter le volume de matière grise.

Or, 66% des Français déclarent qu'ils ne bénéficient pas d'un espace favorisant le repos à leur travail(1). Là encore, l'aménagement de l'espace de travail peut apporter une réponse à ce besoin, avec des espaces réservés aux pauses.

Ces quelques pistes permettent d'entrevoir à quoi ressemblerait l'espace du travail du futur, avec des zones aménagées spécifiquement selon les modes d'activité du cerveau.

(1) Source: étude Think Better de Steelcase, 1334 participants dans 9 pays, menée de septembre à novembre 2015.

Pour aller plus loin, consultez l'article "À quoi ressemblera notre bureau en 2020?"