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Réseaux fournisseurs, le grand bazar

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Les réseaux fournisseurs occupent une place croissante dans le monde de l'e-achat. Mais l'interopérabilité des plateformes demeure un problème, et l'offre se fait (trop) variée.

Réminiscence des places de marché ou nouveaux canaux d'échanges interentreprises, les réseaux fournisseurs se prétendent incontournables dans l'automatisation de la chaîne achats. "C'est le carburant du processus, en particulier sur le cycle procure-to-pay, pour rapprocher les commandes et les factures", résume Martial Gérardin, directeur pour l'Europe de Perfect Commerce. Seulement, du fait de leurs spécificités en termes de positionnement (secteurs d'activité, natures d'achats, cibles, etc.), de services proposés et de modèles économiques, il est aujourd'hui bien difficile de s'y retrouver. Et de comparer.

D'autant qu'une partie des éditeurs d'e-achat historiques s'est aussi engouffrée dans cette voie, autour du concept de "business network" : une plate-forme en ligne proposant une base fournisseurs plus ou moins ouverte et généralement associée à des fonctionnalités élémentaires d'e-sourcing (appels d'offres, négociations, etc. ) et d'e-procurement (gestion des commandes, facturation, etc.).

Réseaux fournisseurs, quels sont ses atouts ?

Comment, dans ce contexte, faire le meilleur choix ? Et surtout, qu'apportent ces réseaux ? Selon Murielle Leisner, directrice commercial chez Banctec, "ils sont là pour faciliter les échanges de documents entre les entreprises, et le travail collaboratif. C'est particulièrement important pour les petites structures, qui ont parfois un système d'information très rudimentaire". Partageant cet avis, Charles-Henri Royon, délégué du président chez Tradeshift, en charge de la région EMEA, insiste sur l'intérêt pour les fournisseurs, avec toutefois une problématique sous-jacente : l'interopérabilité des plates-formes. "C'est un sujet très compliqué, sachant qu'il est difficile de légiférer", explique-t-il. "Depuis la création de l'association européenne des fournisseurs de services de facturation électronique, la réflexion sur l'interopérabilité et les standards avance", précise Bernard Remacle, directeur des ventes France et Benelux chez Basware. Et même s'il y a toujours des prestataires réfractaires, "une étape a déjà été franchie à l'échelle européenne", acquiesce Murielle Leisner.

Pour se différencier, les opérateurs de réseaux fournisseurs misent sur plusieurs éléments. Le modèle économique d'abord. Si quasiment tous ont compris qu'il ne fallait pas faire payer les fournisseurs, pour les attirer et créer un effet volume, le coût pour les donneurs d'ordres est très variable : ticket d'entrée, abonnement indexé sur les flux, commission sur chaque transaction, etc. Des services supplémentaires sont parfois facturés. Car les opérateurs tablent aussi sur les prestations connexes pour se distinguer, comme les services financiers tels le "reverse factoring" (affacturage inversé), ou le sourcing de fournisseurs. "A ce titre, notre plate-forme est ouverte aux éditeurs tiers qui souhaiteraient faire héberger leur solution", indique Charles-Henri Royon. D'autres opérateurs enfin, comme Basware, estiment que la présence internationale est un de leurs principaux atouts.

Retrouvez plus d'articles sur le blog de Thierry Parisot, Systèmes d'Information achats, les outils du processus source-to-pay.