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Les achats, levier de croissance des ERP

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Alors que le module achats est le plus présent dans les progiciels de gestion déployés dans les entreprises, sa contribution à la performance ne serait pas optimale. Pour rattraper leurs concurrents spécialisés, les éditeurs généralistes doivent encore progresser sur les processus au coeur du métier.

Les achats, levier de croissance des ERP

Les achats sont le domaine fonctionnel le plus présent dans les ERP, et plus globalement dans les progiciels de gestion servant de socle au système d'information des entreprises. C'est en tout cas l'un des principaux enseignements de l'enquête de satisfaction du cabinet d'expertise CXP et ERP-Infos, présentés mi-mars en amont des Salons Solutions qui se tiendront du 20 au 22 septembre 2016 à Paris. Cités par 78% des 747 répondants au questionnaire proposé en ligne entre décembre et février derniers, les achats progressent de quatre points sur un an. Ils devancent désormais largement la gestion commerciale (70%) et la comptabilité (69%).

Au classement pondéré - en tenant compte de l'ordre de citations - des cinq modules contribuant le plus à la performance de l'entreprise, ils cèdent toutefois du terrain, ne se plaçant qu'en deuxième position.

La première installation du progiciel remonte à plus de cinq ans dans une entreprise sur deux

Historiquement focalisé sur le volet transactionnel du cycle procure-to-pay (gestion des demandes et des commandes, des catalogues, des flux logistiques, de la facturation, etc.), le module achats des solutions de gestion généralistes pâtit probablement de sa couverture encore limitée du processus de "sourcing stratégique" (analyse des dépenses, appels d'offres et enchères, pilotage de la performance, gestion des contrats, etc.) au coeur du métier. Pour autant, les réponses des entreprises participantes confirment le rôle de plus en plus central de la fonction achats et son bon niveau d'informatisation, au moins pour les transactions d'e-procurement et financières. La progression régulière du niveau de déploiement du module au fil des éditions de l'enquête témoigne également des efforts constants des éditeurs généralistes dans ce domaine.

D'une façon générale, la première installation du progiciel remonte à plus de cinq ans dans une entreprise sur deux (53%), et même à plus de quinze ans pour un tiers d'entre elles. Dans une très large majorité, la dernière mise à jour date toutefois de moins d'un an (56%) ou de trois ans (28%). En ce qui concerne le chantier, le déploiement d'un progiciel sur deux (54%) n'a pas dépassé un an, mais 8% des projets ont duré plus de trois années. Dans un gros tiers des cas, il n'y a pas eu de dépassement : de budget (35%) ou de délai (38%). Souvent, lorsque le déploiement a pris du retard ou que la facture s'est alourdie, une évolution du périmètre est en cause. A noter que dans près de quatre projets sur dix, la part des développements spécifiques est inférieure à 10%. Et que le mode licences (on premise), bien qu'en régression de 6 points, représente encore 78% du parc installé.

Les entreprises, satisfaites de leur éditeur actuel

Au final, les entreprises se disent plutôt satisfaites de leur solution, avec une note moyenne de 6,4 sur 10, quasiment identique à celle de 2015. Si elles plébiscitent toujours la fiabilité (7,09), la possibilité d'utiliser des fonctions en mobilité, la capacité d'évolution et l'interopérabilité restent perfectibles. Mêmes réserves pour plusieurs aspects liés à l'ergonomie, en particulier la création de nouveaux états/formulaires, les workflows, la personnalisation et la prise en main. En ce qui concerne l'intégration, par l'éditeur lui-même ou un prestataire, la notation des répondants met en avant trois points forts : la maîtrise du logiciel par les intervenants, leur connaissance du métier, le respect du cahier des charges lors de la mise en oeuvre du progiciel. Au final, 75% des entreprises du panel assurent qu'elles conserveraient leur éditeur actuel en cas de nouveau projet, et 62 % qu'elles feraient appel au même intégrateur.