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Les acheteurs publics s'adressent aux candidats à la présidentielle

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L'Association Pour l'Achat dans les Services Publics (APASP) adresse une lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle. Parmi ses doléances : remonter les seuils des marchés publics, sanctionner les retards de paiement ou encore dépénaliser le délit de favoritisme.

Les acheteurs publics s'adressent aux candidats à la présidentielle

"La commande publique est sans conteste le premier outil d'intervention publique dans l'économie", écrit Jean Marc Peyrical, président de l'Association Pour l'Achat dans les Services Publics (APASP) dans une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle sur le site de l'Association.

La commande publique représente aujourd'hui près de 400 milliards d'euros. Un montant jugé "bien supérieur au budget de l'Etat, et qui correspond à 20 % de notre PIB". Soit une "manne économique que représentent de tels contrats pour les entreprises et plus spécifiquement les PME", poursuit-il.

Il adresse 4 doléances aux futurs candidats :

-remonter encore le seuil des marchés publics non obligatoirement précédés de procédures de publicité et de mise en concurrence. "Aujourd'hui de 25 000 €, le porter à 40, 50 000 voire davantage ne serait pas choquant dès lors que cela ne pourrait que fluidifier et libéraliser des relations entre acheteurs publics et entreprises qui en ont bien besoin. Sans doute faudrait-il accompagner un tel relèvement de process -souples bien sûr- de traçabilité afin que les acheteurs ne se fassent pas accuser de manque de transparence".

-dépénaliser le délit de favoritisme, ce qui "permettrait de décrisper leurs relations et d'éviter des suspicions qui, au final, ne peuvent que se révéler improductives en étouffant les capacités de dynamisme et d'innovation des entreprises".

-permettre aux entreprises de bénéficier davantage de possibilités d'avances et acomptes dans leurs marchés publics; mais aussi sanctionner "avec plus de sévérité" les retards de paiement qui "sont une véritable plaie pour elles, quelquefois hélas mortelle".

-l'Etat, les collectivités locales et toutes les structures qui passent des contrats de commande publique doivent se donner les moyens de mettre en place des services d'achats compétents et professionnels. Ce qui passe notamment par un "profond effort de formation tant initiale que continue".