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La fiscalité sur l'essence tombe en panne sèche

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Au terme d'un ultime vote, l'Assemblée nationale a retoqué le rééquilibrage de la fiscalité qui aurait permis aux motorisations essence de trouver une large place dans les flottes.

La fiscalité sur l'essence tombe en panne sèche

Depuis le jeudi 17 décembre, les partisans d'une fiscalité plus écologique, permettant de rééquilibrer la composition des parcs automobiles, majoritairement diesel, au profit de l'essence, ont le blues.

Depuis des semaines en effet, sénateurs et députés penchés sur la Loi de finances rectificative pour 2015, s'étaient mis d'accord sur un mécanisme de convergence progressive des fiscalités applicables aux deux carburants. La version finale prévoyait d'instaurer une TVA déductible sur l'essence au taux de 20 % en 2016, augmentant les années suivantes, pour atteindre 80 % en 2019. C'est-à-dire le même avantage que celui dont bénéficie actuellement le gasoil.

Les gestionnaires de parcs auraient ainsi eu la liberté de choisir de tourner le dos au diesel notamment pour certains usages, tels que les courtes distances ou les parcours urbains. Dans ce contexte, en effet les moteurs essence polluent moins et offrent désormais un rendement intéressant. C'est ainsi que les constructeurs automobiles renonceront progressivement à proposer du diesel sous le capot de leurs citadines.

Malgré l'absence d'incitation fiscale, la part de l'essence augmente pourtant depuis plusieurs mois : l'Observatoire du véhicule d'entreprises (OVE) a comptabilisé près de 48 % d'augmentation des immatriculations fin novembre 2015 par rapport à 2014. Mais les volumes restent modestes : moins de 9 % d'essence alors que le diesel représente encore plus de 87 % des immatriculations.