Fleet management - Réduire sensiblement ses primes d'assurance

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Fleet management - Réduire sensiblement ses primes d'assurance

L'assurance, qui peut représenter jusqu'à 20 % du TCO d'une flotte, est un poste de coûts stratégique pour les fleet managers et les acheteurs. Ces derniers disposent de nombreux leviers afin d'en réduire le poids dans le compte d'exploitation de leur entreprise.

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L'assurance des véhicules peut représenter jusqu'à 20 % du TCO d'une flotte. Même si la période propice à la négociation, en raison de la concurrence entre les compagnies, les fleet managers peuvent commencer par activer deux leviers pour en réduire le montant : limiter la charge des sinistres par la mise en place d'actions de prévention, comme les formations à l'éco-conduite, et jouer sur les garanties. Les entreprises disposant de flottes supérieures à 80 voitures peuvent obtenir un contrat spécifique, qui ne sera plus indexé sur la catégorie de chaque véhicule (comme c'est le cas pour les parcs de moindre importance) mais sur la sinistralité globale de la flotte, observée au cours des trois dernières années. Dans ce cas, l'assurance ne sera pas basée sur le principe du bonus-malus, mais les cotisations seront simplement révisées annuellement, en fonction des sinistres survenus l'année précédente. Bernard Roland, fondateur du cabinet de conseil BRC, spécialisé dans les flottes auto, note que ce système n'est pas sans contrainte. "Les fleet managers doivent disposer de statistiques détaillées sur la sinistralité de leur flotte. C'est indispensable pour gérer le contrat ou lancer une procédure d'appel d'offres".

Ces statistiques sur les sinistres, disponibles auprès des compagnies, constituent la base d'une négociation avec les assureurs et permettent notamment de connaître le rapport du sinistre à la prime. "Si l'assureur perd de l'argent en vous assurant, ou en gagne très peu, n'espérez pas trouver des tarifs inférieurs ailleurs", prévient Bernard Roland. Au contraire, si la prime augmente régulièrement de 2 à 3 % par an, avec une sinistralité contenue, l'assureur sera enclin à faire un effort. Un appel d'offres pourra alors s'avérer intéressant, mais à condition d'effectuer un bilan de sinistralité préalable. Dans tous les cas, l'assurance constitue un achat comme un autre et se négocie au même titre. Autre conseil : si le courtier en assurance peut obtenir des prix compétitifs, il ne sera réellement efficace en sachant que l'acheteur met en concurrence plusieurs courtiers.

Benoît Solivellas

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