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Achats responsables : la contrainte budgétaire est de moins en moins un frein

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Achats responsables : la contrainte budgétaire est de moins en moins un frein

Analyse multi-critères pour le référencement des fournisseurs

Tous les acheteurs disent procéder à une analyse multi-critères pour sélectionner leurs fournisseurs : rentrent donc en ligne de compte le prix mais aussi la qualité, la performance et le coût global. "Ce qui serait intéressant serait de savoir quel poids est donné à chacun de ces critères. Nous poserons la question lors du prochain baromètre", annonce Gérard Brunaud.

Le caractère responsable des fournisseurs est une préoccupation pour 56% des acheteurs. Pour évaluer leurs fournisseurs, 91% des donneurs d'ordre utilisent des questionnaires. Les audits externes sont quant à eux en hausse de 5 points. "Une directive européenne interdit les acheteurs publics d'utiliser le critère RSE pour sélectionner leurs fournisseurs, ce critère étant jugé discriminatoire", indique Gérard Brunaud.

Plus de 2/3 des organisations suivent l'engagement des fournisseurs dans la gestion de leurs ressources (+11%). "L'objectif devrait être maintenant de favoriser l'économie circulaire", estime Gérard Brunaud. Côté enjeux sociétaux, plus d'une entreprises sur deux s'en préoccupe. Elles se préoccupent avant tout de leur impact sur le bassin d'emploi local (61%), de la question d'insertion (55%) et du respect des droits de l'homme (51%).

Baisse spectaculaire du frein budgétaire

Le développement du territoire est le critère le plus cité par les répondants qui ont mis en place une politique d'achats responsables (18%). C'est surtout le cas des entreprises publiques (26%) mais ce n'est pas un sujet pour les ETI et grands groupes. Ces derniers sont en premier lieu motivés par l'analyse des risques fournisseurs (23%) et l'image de l'entreprise (19%). Les petites entreprises (-250 salariés) sont sensibilisées par la demande des clients (23%), le développement du territoire (22%) et le souhait de réaliser une démarche de qualité totale (20%).

"Ce serait bien que les grands groupes se tournent vers d'autres critères que le risque et l'image", analyse Pierre Pelouzet, président de l'Obsar.

Après les motivations, les freins. Le frein principal reste le manque d'indicateurs, même si ce dernier tend à baisser (42% contre 45 en 2016). Les aspects budgétaires ont quant à eux spectaculairement dégringolé, passant de 55 à 35% de 2012 à 2017. "Un déclic s'est opéré : les entreprises ont compris qu'elles n'avaient pas d'arbitrage a opéré entre un achat responsable et un achat au meilleur coût", se réjouit Pierre Pelouzet.