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La revue de presse éco de la semaine (12 au 16 décembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 12 décembre au vendredi 16 décembre 2016. Au programme : le prix moyen d'une PME française, les élections professionnelles, les ransomware...

La revue de presse éco de la semaine (12 au 16 décembre)

Quel est le prix de vente moyen d'une PME française ?

Six à huit fois son Ebitda. Voilà combien le dirigeant d'une PME française peut, en moyenne, espérer vendre son entreprise.

C'est moins que les patrons européens. En effet, les sociétés françaises sont en moyennes plus petites et ont été soumises à une fiscalité longtemps "défavorable", pesant ainsi sur leurs marges. Sans oublier les difficultés liés au contexte économique tricolore, rebutant certains investisseurs étrangers.

Un chiffre à valeur toutefois purement indicative selon Les Échos qui souligne que d'autres facteurs sont évidemment à considérer pour établir ce prix de vente.

Start-up : les plus grosses levées de fonds de 2016 dans la Tech

540 opérations, 2,1 milliards d'euros investis. Voici, pour 2016, les chiffres des levées de fonds des sociétés françaises de la Tech selon Frenchweb. Le site publie son classement des plus belles performances de l'année en la matière et dans ce secteur d'activité.

Un podium dominé par l'hébergeur OVH (250 millions), l'entreprise spécialisée dans les réseaux bas débit pour les objets connectés Sigfox (150 millions), le site de streaming musical Deezer et le fournisseur d'enceintes haut de gamme Devialet (100 millions chacun).

Par ailleurs, les sociétés présentes dans ce palmarès ont levé entre 30 millions et 250 millions d'euros.

Les PME victimes de ransomware toutes les 40 secondes

Dans la famille des malwares, ces fichiers malfaisants qui peuvent infecter un ordinateur, le ransomware cible fréquemment les PME. Une fois sur votre ordinateur, le ransomware encrypte vos données, les rendant inaccessibles. Seul moyen de s'en débarrasser : s'acquitter d'une rançon. Le Monde Informatique s'est fait le relai des chiffres impressionnants de piratages de ce type fournis par la société de sécurité informatique Kaspersky Lab : en 2016, une PME était la cible d'un ransomware toutes les 40 secondes.

Comme quoi, les géants d'Internet ne sont pas les cibles les plus convoitées, une PME sur cinq dans le monde est concernée. Courant 2016, le nombre de PME victimes a triplé de janvier à septembre. Kaspersky Lab a recensé pour preuve 32 091 créations de nouveaux ransomware au troisième trimestre contre 2900 au trimestre précédent. 12 derniers mois, 42 % d'entre elles ont été victimes d'une attaque par un ransomware. Si parmi les PME, 42% ont été touchées par ce type d'attaque, une sur 3 a choisi de s'acquitter de la rançon réclamée mais une sur 5 n'a jamais récupéré ses fichiers. Sur le "podium" des ransomware les plus tristement célèbres cette année, on trouve CTB-Locker présent dans une attaque sur 4, suivi de Locky (7% des attaques) et TeslaCrypt (6,5 %). Seul moyen de s'en prémunir : réaliser des sauvegardes de vos fichiers très fréquentes et acculturer l'entreprise aux règles de base de la cybersécurité.

Les élections professionnelles maintenues début 2017

Le ministère du Travail a confirmé lundi 12 décembre dans un communiqué la tenue des élections professionnelles dans les TPE du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (et jusqu'au 20 janvier 2017 pour l'Outre-Mer). Une confirmation qui fait suite à deux arrêts rendus par la Cour de cassation au sujet de deux pourvois formés par la CGT.

La centrale syndicale s'opposait à la participation de deux syndicats régionaux, le Syndicat des travailleurs corses (STC) et l'union syndicale Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB).

Dialogue social : ce qu'ont touché syndicats et patrons pour le financer

Près de 115 millions d'euros. C'est, en 2015, ce qu'ont touché les principales organisations syndicales et patronales pour financer des actions relatives au dialogue social. Une contribution à la fois des patrons, via un pourcentage sur la masse salariale, et de l'État, à hauteur de 32,5 millions d'euros. Un financement que la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle et la démocratie sociale vise - entre autres objectifs - à rendre plus transparent, en mettant en place un fonds pour le financement du dialogue social.

Dans le détail, le Medef a touché 11,3 millions d'euros, la CGPME 5,8 millions et l'UPA 2,1 millions. A lire sur L'Express.

L'Insee abaisse à nouveau la prévision de croissance pour 2016

Dans une note publiée le 15 décembre, l'Insee revoit à nouveau sa prévision de croissance pour l'année 2016, après le décrochage de l'activité au second trimestre. Avec une hausse du PIB de 0,4% au quatrième trimestre, la croissance française s'établira à 1,2% pour l'ensemble de l'année. Une baisse en contradiction avec la prévision du gouvernement qui tablait dernièrement sur une augmentation de l'activité de l'ordre de 1,4%.

L'année 2017 s'annonce également compliquée avec une projection estimée par l'Institut à +1% sur le premier semestre. Pour rappel, le budget du gouvernement table sur une croissance de 1,5%. Le Figaro rappelle donc que pour parvenir à tenir cet objectif, l'activité doit progresser de 0,6% sur chacun des deux derniers trimestres de 2017. Une situation qui n'est pas arrivée depuis dix ans.

L'appel de huit ministres européens en faveur des travailleurs détachés

Dans une tribune publiée par Le Monde, huit ministres du travail de l'Union européenne appellent à une meilleure prise en considération sociale et économique des travailleurs détachés au sein de leur pays d'accueil. La Belgique, l'Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suède demandent conjointement que les travailleurs étrangers en mission professionnelle dans un autre pays de l'Union bénéficient d'une protection plus décente. Les signataires demandent notamment que la rémunération soit "équivalente à celle des travailleurs du pays d'accueil dès le premier jour de leur détachement".

Alors qu'un projet de révision de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés est actuellement étudié par les instances européennes, onze États membres s'opposent à une modification en l'état du texte. La nouvelle directive portée par la commissaire européenne à l'emploi et aux affaires sociales, Marianne Thyssen, prévoit notamment des évolutions en terme de rémunération, de détachement des intérimaires et sur le long terme.

La France et l'Allemagne créent un fonds d'un milliard d'euros en faveur du numérique et des start-up

La coopération économique entre la France et l'Allemagne franchit un nouveau cap. Réunis lors de la conférence numérique franco-allemande à Berlin mardi 13 décembre, les ministres de l'Économie des deux pays, Michel Sapin et Sigmar Gabriel, ont fait part de leur intention de mobiliser une enveloppe globale d'un milliard d'euros pour développer le poids du numérique dans l'ensemble de l'économie, à travers la création d'un fonds dédié.

L'annonce de la création de ce fonds d'investissement montre la priorité des deux ministres pour rattraper le retard européen en matière du numérique, face à la Chine et aux États-Unis et alors que des élections nationales se profilent dans les deux pays en 2017. A lire sur Le Monde.

CES Las Vegas : ce que les start-up ont à y gagner

"Aucun autre événement au monde ne peut mettre en lumière avec autant de force des entrepreneurs inconnus. Plus vous êtes petits, plus vous êtes repérables parmi les start-up innovantes dans le coin des pauvres, où les journalistes spécialisés viennent faire leur marché pour repérer les pépites de demain". C'est ce qu'indique l'entrepreneur Rafi Haladjian, interrogé par Les Échos Week-End, à propos du CES de Las Vegas, salon mondial de l'innovation technologique, dont la prochaine édition se tiendra début janvier prochain.

Mais ce coup de projecteur n'est pas le seul avantage. L'impact des prix remis au salon, les contacts qui peuvent se nouer dans les allées (les pontes de l'innovation et les grands patrons comme ceux de Google ou Hyperloop font ou ont déjà fait le déplacement), le retentissement d'une présence à Vegas... A travers plusieurs témoignages, le supplément du quotidien économique montre tout ce que les start-up ont à gagner à partir au CES, en plus d'expliquer les différentes formes d'encadrement qui existent, ou le budget que cela peut représenter, jusqu'à 50 000 dollars sans accompagnement.

Fintech : Morning voudrait revoir le jour

Morning est une start-up toulousaine créée en 2013 comme intermédiaire financier pour le paiement de services entre particuliers. Elle souhaite depuis cette année proposer des services bancaires. Mais le régulateur du secteur financier vient de bloquer son activité.

Ce qu'il lui reproche : d'avoir puisé dans les fonds de ses clients, et non dans les siens propres, pour rassembler les garanties nécessaires pour le lancement de cartes de paiement auprès de Mastercard. De son côté, Morning met en cause son principal actionnaire, la Maif, et son absence d'accompagnement. Une AG extraordinaire doit avoir lieu ce vendredi pour éclaircir la situation.

Un cas emblématique : "Après l'euphorie liée aux perspectives florissantes des fintechs françaises, assiste-t-on à un début de reflux?", s'interroge BFMTV.