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64% des acheteurs estiment que leur salaire ne correspond pas à leur implication dans l'entreprise

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Chez les cadres, le salaire est un sujet central. Ainsi, 64% des salariés de la fonction achats-logistique jugent que leur salaire ne correspond pas à leur investissement professionnel. Un chiffre plus élevé comparativement à la population cadre moyenne. Explications de Julien Breuilh de Cadremploi.

64% des acheteurs estiment que leur salaire ne correspond pas à leur implication dans l'entreprise

"Sans surprise, le salaire reste un sujet central et un élément décisionnaire chez les cadres", souligne Julien Breuilh, directeur des études chez Cadremploi. Ainsi, 7 cadres sur 10 ne sont pas satisfaits de leur rémunération. C'est ce qui ressort d'une étude Cadremploi sur la rémunération datée de mars 2017(1).

Un salaire jugé en décalage avec leur investissement

Dans le détail, 64% des salariés de la fonction achats-logistique jugent que leur salaire ne correspond pas à leur investissement dans leur entreprise. Un chiffre qui n'est que de 54% dans la population salariée générale. Parmi les autres impressions subjectives, figurent celle également d'avoir une rémunération plus faible que celle du marché ou encore d'avoir un niveau de vie qui n'est pas en adéquation avec celui que l'on souhaite.

Ils sont 26% des acheteurs-logisticiens à estimer que leur rémunération n'est pas "juste" comparativement aux salaires pratiqués dans les autres entreprises quand 23% des salariés ont le même ressenti. De même, 21% des acheteurs-logisticiens (versus 18,5% des salariés) trouvent également leur rémunération plus faible par rapport aux autre fonctions au même niveau hiérarchique.

Un contexte moins favorable à une demande d'augmentation?

Enfin, de façon générale, 54% des salariés ont demandé ou vont demander une augmentation. C'est notamment le cas des collaborateurs des entreprises de plus de 2000 salariés (60 %). Pour les 41.5 % n'ayant pas formulé ce souhait, ce sont essentiellement des raisons liées à la mobilité qui sont invoquées : 33,5 % d'entre eux sont en effet arrivés récemment dans leur entreprise et 18,5 % prévoient au contraire de la quitter prochainement.

Ils sont un peu moins, soit 50% exerçant dans la fonction achats-logistique à demander une augmentation. "Un pourcentage moins élevé peut-être en raison des difficultés économiques des entreprises dans lesquelles ils travaillent", avance Julien Breuilh comme explication. Ainsi, 19,5% des salariés de cette fonction estime que "le moment n'est pas propice à une demande d'augmentation" (contre seulement 14,5% des cadres de manière générale).

Un process jugé "opaque"

Enfin, 30% des salariés qui ne font pas de demande d'augmentation estiment que ce n'est pas le moment car l'entreprise est plutôt dans une politique de gel des salaires et des augmentations. Il reste cependant 13% des salariés qui ne font pas la démarche personnelle de réclamer une augmentation car, soit ils n'en ont pas le courage, soit ils estiment que leur demande n'est pas justifiée.

Si demander une augmentation fait partie du fonctionnement classique de la vie d'entreprise, le process pour en bénéficier n'est pas forcément bien compris. Ainsi, 57% la jugent "injuste", 51% "opaque" et 49,1% "complexe". La fonction achats-logistique juge de son côté cette politique "injuste" à 62% et "complexe" à 49,5%.

(1) Méthodologie : Enquête menée auprès de 1920 candidats de Cadremploi, via un questionnaire auto-administré en ligne, du 23/02/2017 au 27/02/2017. Les répondants ont été sollicités via une campagne emailing.