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La Société Générale cesse les financements dédiés au charbon et renforce son soutien aux énergies renouvelables

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La Société Générale explique poursuivre "son engagement en faveur de la transition énergétique, et annonce l'arrêt de l'ensemble de nouveaux financements de projets de centrales thermiques au charbon ou des infrastructures associées dans le monde". Cette décision prendra effet au 1er janvier

La Société Générale cesse les financements dédiés au charbon et renforce son soutien aux énergies renouvelables

A la veille de la Conférence des Parties (COP22), - qui se tiendra du 7 au 18 novembre à Marrakech - et dans le prolongement de ses engagements pris lors de la COP 21, Société Générale annonce l'arrêt des financements dédiés aux activités charbon et le renforcement de son engagement en faveur des énergies renouvelables. La banque indique ainsi "se conformer au scénario de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), visant à limiter à 2 degrés Celsius le réchauffement climatique de notre planète." Cette décision prendra effet au 1er janvier 2017. Hier, le Crédit Agricole s'est également engagé à "ne plus financer de nouvelles centrales ou extension de centrales électriques au charbon".

Cette annonce, indique Société Générale dans un communiqué transmis ce jour à la rédaction, renforce les décisions prises en 2015 d'arrêter les financements des projets de développement de mines de charbon et des financements de projets de centrales thermiques à charbon dans les pays de l'OCDE à revenus élevés. "Ces évolutions", précise le communiqué, "sont retranscrites dans les politiques sectorielles du groupe, Mines et Centrales Thermiques au charbon, qui fixent le cadre des offres de services financiers de Société Générale dans les secteurs d'activité où la banque intervient."

"La banque va par ailleurs réduire ses encours de crédit à l'industrie du charbon", précise Société Générale, "avec un objectif de ramener la part du charbon dans la production d'électricité financée par la banque à 19% à fin 2020, en ligne avec le scénario 2 degrés de l'AIE".

"L'évolution de ce mix énergétique", explique le groupe, "se fera également grâce au développement du financement des énergies renouvelables". Société Générale" poursuit en effet l'accélération des financements de projets sur ce secteur. En 2015, Société Générale avait annoncé le doublement des financements de projets dans le secteur des énergies renouvelables". Cette décision', ajoute le communiqué se traduit par la mobilisation d'une enveloppe de 10 milliards d'euros dédiée au secteur des énergies renouvelables d'ici 2020'.

En 2016, Société Générale a maintenu sa position parmi les leaders mondiaux dans ce domaine. La banque est notamment intervenue sur 100% des projets européens d'éoliens en mer engagés cette année.

"Un an après les engagements que nous avons pris à l'occasion de la COP 21, ces décisions constituent une nouvelle étape pour la banque en faveur du climat", explique Séverin Cabannes, directeur général délégué de Société Générale. "Elles traduisent la volonté de Société Générale de contribuer à un financement responsable pour développer une économie moins carbonée. Bénéficiant d'une présence historique et reconnue dans le secteur de l'énergie, la banque entend être un acteur majeur du financement de la transition énergétique et s'engage à accompagner ses clients dans cette dynamique nécessaire."

Dans un article publié ce jour, le Monde explique que "Les banques vont toujours au charbon"

"Ces ambitions vertes ne concernent que les futurs projets. Et les Amis de la Terre, s'ils saluent la mesure annoncée par les deux banques, rejoignant l'engagement déjà pris par Natexis, dénoncent aussi "un double jeu". "Ces deux banques (Société Générale et Crédit Agricole) n'entendent pas se retirer des projets de centrales à charbon en Indonésie [un pour la Société générale et deux pour le Crédit Agricole], elles vont continuer à financer des entreprises qui, elles, investiront dans le charbon. La Société générale finance un projet polluant en République dominicaine", dénonce Lucie Pinson, chargée de campagne aux Amis de la Terre. "De deux choses l'une : soit le charbon est nocif, et il faut se désengager le plus vite possible, soit il ne l'est pas, alors pourquoi annoncer ce désengagement progressif ?", s'interroge-t-elle.

Dans un rapport qui devrait être publié la veille du Climate Finance Day, plusieurs ONG (Amis de la Terre, Fair Finance France, BankTrack) dénoncent "des banques qui vont toujours au charbon, malgré leurs promesses". Elles ciblent en particulier la BNP Paribas, "qui autorise toujours le financement direct de centrales à charbon" et "n'a toujours pas exclu certains de ses clients qui développent massivement de nouveaux projets charbon".

Lire l'intégralité de l'article du Monde: cliquer ici