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Etats Généraux de l'Alimentation : la FEEF propose 5 mesures pour la moralisation des relations commerciales

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Au chapitres des principes d'action proposés par la Fédération des entreprises et entrepreneurs, on retiendra "le discernement PME", la construction de "solutions communes et durables via la voie collaborative et contractuelle" et son appel à "faire entrer la RSE dans le box de négociation".

Etats Généraux de l'Alimentation : la FEEF propose 5 mesures pour la moralisation des relations commerciales

A l'ouverture des Etats Généraux de l'Alimentation, la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF) demande la moralisation des relations et des pratiques commerciales, écrit-elle dans un communiqué. "L'objectif est de restaurer la confiance et de renforcer le commerce par la création de valeur, condition du développement des activités, de l'emploi et du pouvoir d'achat pour les différents maillons des filières."

La FEEF estime que "la moralisation des relations commerciales passe par 5 principes d'action indissociables" qu'elle liste et aux chapitres desquelles on retiendra "le discernement PME" pour "rétablir, dans les faits, une égalité entre les acteurs et, donc, d'adapter le "processus" de relations commerciales aux spécificités des PME, mais aussi, à leurs contributions", et son appel à "construire des solutions communes et durables via la voie collaborative et contractuelle" et son appel à "faire entrer la RSE dans le box de négociation".

Voici ses 5 propositions:

1 - Respecter et simplifier le dispositif législatif : Le cadre législatif et réglementaire actuel doit être simplifié et respecté, avec des décisions rapides de l'arbitre (DGCCRF) en cas de non application des règles du jeu, pour éviter le développement de mauvaises pratiques. Les professionnels doivent également pouvoir mettre en place des accords interprofessionnels, des instances de médiation et d'arbitrage pour éviter de passer par des recours interminables et coûteux devant les tribunaux.

2 - Restaurer une concurrence saine et à "armes égales" : Le commerce physique et digital est la force motrice des filières. C'est la responsabilité de l'Etat de restaurer les règles d'une concurrence saine et loyale permettant la régulation par le marché et la création de valeur. "A défaut", précise Dominique Amirault, président de la FEEF, "c'est la guerre des prix, les regroupements défensifs et la constitution de positions dominantes qui déstabilisent le fonctionnement normal du marché, déséquilibrent les relations commerciales aux dépens des plus faibles, les PME notamment."

3 - Pratiquer le discernement PME : Les fournisseurs ne boxent pas tous dans la même catégorie. Au lieu de les considérer "tous pareils" ou de les mettre en opposition, il s'agit de s'enrichir de leurs différences et de leur diversité en traitant les acteurs avec discernement. C'est tout l'intérêt de la mise en place de la "différenciation PME". La différenciation PME permet de rétablir, dans les faits, une égalité entre les acteurs et, donc, d'adapter le "processus" de relations commerciales aux spécificités des PME, mais aussi, à leurs contributions, en tant que partenaires, au développement des enseignes.

4 - Construire des solutions communes et durables via la voie collaborative et contractuelle: Les entrepreneurs PME indépendants savent que leur avenir et leur création de valeur dépendent de leurs relations clients. Solidaires des producteurs et des distributeurs, ils ont l'expérience et la pratique du dialogue collaboratif pour la co-construction de solutions communes et durables. "Si la LME n'est pas parfaite, le changement du cadre réglementaire handicaperait encore davantage les PME qui, sans service juridique pour la plupart, ne sont pas armées pour intégrer de nouvelles évolutions", explique Dominique Amirault. "Il faut faire confiance aux acteurs du terrain en privilégiant la voie contractuelle et le dialogue collaboratif. Ainsi, chaque enseigne doit pouvoir avoir la liberté contractuelle de définir avec chacun de ses fournisseurs le contrat de collaboration qu'il veut développer. Chaque acteur doit pouvoir garder la maîtrise de sa propre politique commerciale. Ce contrat doit rester pour partie confidentiel car il s'agit de protéger un savoir-faire commun pour éviter le mimétisme et l'alignement sur le bas. Toutefois, en cas de contrôle, il va de soi que le contrôleur de la DGCCRF aura accès, à livre ouvert et confidentiellement, à toutes les informations pour apprécier les situations litigieuses".

5 - Faire entrer la RSE dans le box de négociation: Au nom du commerce responsable et équitable, la moralisation des relations et des pratiques commerciales passe, enfin, par la RSE. Pour répondre aux engagements RSE des groupes de la distribution, la FEEF propose leur mise en pratique dans le cadre des relations commerciales collaboratives et différenciées dans les box et hors box, tout au long de l'année et de façon pluriannuelle. D'où la nécessité, par exemple, de supprimer la période légale de négociation qui correspond en rien à la nécessaire continuité des affaires."La RSE est un formidable moyen de créer du lien et de la confiance entre les fournisseurs PME, les enseignes et les consommateurs", commente Dominique Amirault. "Les entrepreneurs indépendants sont activement engagés dans la RSE avec des démarches de progrès continu, à l'image du label ENTREPRENEURS+ENGAGES de la FEEF. Ainsi, la RSE a toute sa légitimité pour être partie intégrante de la relation commerciale."

Mot clés : Achats

la rédaction