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[Jeune acheteuse] "Quand vous êtes acheteuse sur le Web, vous devez être très réactive"

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Audrey Champel, 27 ans, travaille au sein du service lingerie de Showroomprivé. Sa particularité : être à la fois acheteuse et commerciale. Elle nous en dit plus sur son métier.

[Jeune acheteuse] 'Quand vous êtes acheteuse sur le Web, vous devez être très réactive'
Quel a été votre parcours universitaire et professionnel ?Mon parcours professionnel est un peu particulier : j'ai débuté une première année en fac d'anglais mais cela ne m'a pas plu. Je suis alors partie durant un an au Mexique dans le cadre d'un échange avec le Rotary et à mon retour j'ai effectué un BTS international. J'ai ensuite intégré l'école de commerce de Grenoble grâce au concours passerelle. En deuxième année, j'ai commencé à me spécialiser dans les achats. J'ai alors profité de mon année de césure, en troisième année, pour effectuer un stage d'un an au sein du département Achats indirects de Galderma International (NDLR : laboratoire pharmaceutique spécialisé dans la dermatologie), à Paris. Cette expérience a consolidé mon envie de travailler dans les achats, j'ai alors effectué un master achats en alternance chez Accor en tant qu'acheteuse junior en charge de la catégorie textile et décoration. Et depuis janvier 2015, je travaille pour l'Économat des Armées, une centrale d'achats et prestataire de services du ministère de la Défense, dans le pôle services et prestations intellectuelles. Cela regroupe plusieurs besoins : des assurances, des restaurants modulaires dans les bases vie des militaires ou des demandes de véhicules, etc.Pourquoi vous êtes-vous spécialisée dans les achats ?Par curiosité ! C'était une matière que je n'avais jamais étudiée avant d'être en école de commerce. J'étais très intéressée par mes cours sur la négociation ou sur les relations fournisseurs-acheteurs, et j'estimais que pour bien les comprendre il était important de les voir d'un point de vue d'un acheteur. Je trouvais passionnant l'aspect de cette double négociation avec les fournisseurs mais aussi avec les demandeurs internes. J'aime ce contact et c'est très stimulant de réussir à combiner le besoin du demandeur avec des contraintes financières, qualitatives, etc. des fournisseurs.Quels sont les défis que vous avez à relever sur votre poste ? Le principal challenge est de trouver l'équilibre entre ce que souhaite le demandeur interne et la réalité de l'analyse que nous faisons.Cela peut être source de divergences d'opinion sur le choix du prestataire, sur la manière de mener l'appel d'offres, etc.La réalité du métier est-elle différente de ce que vous avez appris à l'école ?Nos cours sont très théoriques, par exemple pour la négociation, nous étudions les techniques, etc. mais je me suis rendu compte sur le terrain que cela différait énormément en fonction de son interlocuteur. J'adapte mon discours suivant la personnalité de la personne que j'ai en face de moi, de nos relations, etc. L'aspect pratique, relationnel avec le demandeur et les fournisseurs est très différent de la théorie. Vous êtes actuellement dans le secteur public, êtes-vous tenté par le privé ?Ce poste dans le public, et la Défense notamment, m'a particulièrement intéressée car il me permet d'acquérir des compétences qui me seront nécessaires dans mon avenir proche où je souhaite intégrer le secteur de l'humanitaire. Cela étant, mon profil est davantage celui d'une acheteuse privée, je pense qu'à terme je retournerai dans ce secteur.

Retrouvez cet article sur : www.decision-achats.fr - "[Jeune acheteuse] "Réussir à combiner le besoin du demandeur avec les contraintes des fournisseurs""
Quel a été votre parcours universitaire et professionnel ?Mon parcours professionnel est un peu particulier : j'ai débuté une première année en fac d'anglais mais cela ne m'a pas plu. Je suis alors partie durant un an au Mexique dans le cadre d'un échange avec le Rotary et à mon retour j'ai effectué un BTS international. J'ai ensuite intégré l'école de commerce de Grenoble grâce au concours passerelle. En deuxième année, j'ai commencé à me spécialiser dans les achats. J'ai alors profité de mon année de césure, en troisième année, pour effectuer un stage d'un an au sein du département Achats indirects de Galderma International (NDLR : laboratoire pharmaceutique spécialisé dans la dermatologie), à Paris. Cette expérience a consolidé mon envie de travailler dans les achats, j'ai alors effectué un master achats en alternance chez Accor en tant qu'acheteuse junior en charge de la catégorie textile et décoration. Et depuis janvier 2015, je travaille pour l'Économat des Armées, une centrale d'achats et prestataire de services du ministère de la Défense, dans le pôle services et prestations intellectuelles. Cela regroupe plusieurs besoins : des assurances, des restaurants modulaires dans les bases vie des militaires ou des demandes de véhicules, etc.Pourquoi vous êtes-vous spécialisée dans les achats ?Par curiosité ! C'était une matière que je n'avais jamais étudiée avant d'être en école de commerce. J'étais très intéressée par mes cours sur la négociation ou sur les relations fournisseurs-acheteurs, et j'estimais que pour bien les comprendre il était important de les voir d'un point de vue d'un acheteur. Je trouvais passionnant l'aspect de cette double négociation avec les fournisseurs mais aussi avec les demandeurs internes. J'aime ce contact et c'est très stimulant de réussir à combiner le besoin du demandeur avec des contraintes financières, qualitatives, etc. des fournisseurs.Quels sont les défis que vous avez à relever sur votre poste ? Le principal challenge est de trouver l'équilibre entre ce que souhaite le demandeur interne et la réalité de l'analyse que nous faisons.Cela peut être source de divergences d'opinion sur le choix du prestataire, sur la manière de mener l'appel d'offres, etc.La réalité du métier est-elle différente de ce que vous avez appris à l'école ?Nos cours sont très théoriques, par exemple pour la négociation, nous étudions les techniques, etc. mais je me suis rendu compte sur le terrain que cela différait énormément en fonction de son interlocuteur. J'adapte mon discours suivant la personnalité de la personne que j'ai en face de moi, de nos relations, etc. L'aspect pratique, relationnel avec le demandeur et les fournisseurs est très différent de la théorie. Vous êtes actuellement dans le secteur public, êtes-vous tenté par le privé ?Ce poste dans le public, et la Défense notamment, m'a particulièrement intéressée car il me permet d'acquérir des compétences qui me seront nécessaires dans mon avenir proche où je souhaite intégrer le secteur de l'humanitaire. Cela étant, mon profil est davantage celui d'une acheteuse privée, je pense qu'à terme je retournerai dans ce secteur.Y a-t-il une personne dans les achats que vous admirez ?J'ai beaucoup appris de ma première manager à Galderma International, c'est elle qui a monté le département des achats indirects.Si vous n'aviez pas été acheteuse, quel métier auriez-vous aimé faire?J'ai choisi de travailler dans le commerce car j'aime partir à l'étranger, découvrir des cultures différentes et cela m'a paru la meilleure voie. Je pense que je serais devenue commerciale dans une grande société même si l'idée de tenir une librairie ou un petit commerce m'aurait également intéressée.Comment envisagez-vous votre avenir professionnel dans vingt ans?Toujours dans les achats ! Mais j'espère que j'aurais acquis suffisamment d'expérience pour diriger un service.

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Quel a été votre parcours universitaire et professionnel ?

Après mon bac ES, j'ai intégré l'EDC, une école de commerce en cinq ans, dont une année en Erasmus à Rome. Je me suis spécialisée dans le management international en prenant l'option achat. J'ai fini mon cursus scolaire en effectuant un stage de six mois en tant qu'assistante ingénieur méthodologie secteur achats au sein de Magneti Marelli, filiale du groupe Fiat.
A la sortie de mes études, j'ai travaillé durant quelques mois pour Bodyandco.com, une boutique de lingerie en ligne comme assistante achats et chef de produit. Une expérience courte qui m'a permis de découvrir le profil de commerciale-acheteuse caractéristique des entreprises du e-commerce.
Puis en octobre 2012, j'ai rejoint Showroomprivé en tant que gestionnaire de comptes, et depuis janvier 2014, je suis acheteuse lingerie. Je voulais travailler dans le secteur de la mode.

Pourquoi vous êtes-vous spécialisée dans les achats ?

La profession d'acheteur ne m'était pas inconnue, ma mère étant acheteuse. Lors de mes études, j'hésitais entre devenir commerciale ou acheteuse. Je voulais un métier concret qui bouge et un peu stressant. Et les secteurs de la finance et du marketing me semblaient trop abstraits.

Qu'aimez-vous dans ce métier ?

Son dynamisme ! Quand vous êtes acheteuse sur le Web, vous devez être très réactive. Vous devez saisir les opportunités et maîtriser à la perfection votre secteur, en étant au courant de toute les actualités le concernant.

C'est un challenge au quotidien de voir jusqu'où je peux exceller dans la négociation pour arriver à mes fins. Par ailleurs, j'ai la chance d'être dans une société jeune et innovante, qui évolue vite.

C'est très épanouissant de grandir du point de vue professionnel en même temps que son entreprise.

Quelles sont vos missions au sein de Showroomprivé ?

Au quotidien, je dois pérenniser la relation avec les marques avec lesquelles Showroomprivé collabore, en faisant toujours mieux. Je négocie les prix, et lorsque nous nous sommes mis d'accord, nous lançons la vente dans un délai rapide.
En tant que commerciale, je dois également prospecter, organiser des rendez-vous avec les enseignes que nous souhaitons intégrer, en me déplaçant si besoin à l'étranger.

Vous envisagez-vous comme un cost killer ?

J'estime que je ne fais pas le même métier qu'un acheteur qui travaille dans la grande consommation ou dans l'agroalimentaire. En tant qu'acheteuse chez Showroomprivé, je pense proposer une offre avec une réelle valeur ajoutée car notre business model repose sur du déstockage. Nous négocions avec des fournisseurs qui ont besoin d'écouler leur surplus de production. Nous sommes une grosse société avec 20 millions de membres et 480 millions d'euros de volume d'affaires, je leur offre donc une vitrine pour leurs produits et leur permets d'écouler plus facilement leurs stocks.
Nous négocions les prix qui nous semblent les plus justes avec les marques afin de satisfaire la demande. C'est en quelque sorte du donnant-donnant.

Quels sont les principaux défis qu'il vous faut relever?

Mon défi, en tant qu'acheteuse et commerciale, est de réussir à convaincre les marques de collaborer avec Showroomprivé. Je dois également faire face à l'imprévu lorsque le stock livré ne correspond au cahier des charges. Ma difficulté est de réussir à tenir les objectifs avec tous les imprévus.

La réalité du métier est-elle différente de ce que vous aviez imaginé ?

Pour moi, le métier d'acheteur consistait à maintenir et négocier les coûts d'une entreprise en challengeant les fournisseurs et partenaires, en fonction de la qualité souhaitée.
Mais j'ai choisi une voie particulière car je ne fais pas la même chose que ce que j'imaginais. Néanmoins, je retrouve dans mon quotidien ce que j'ai appris lors de mon cursus universitaire.

Comment voyez-vous votre avenir dans dix ans ?

Je pense que je serais toujours dans les achats ou bien je serais passée de l'autre côté en devenant commerciale pour une marque.