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Gestion du risque commercial : l'anticipation est clé

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La relation avec les prestataires ne se déroule pas toujours comme prévue : liquidation financière, prestation de mauvaise qualité.... L'acheteur doit analyser le risque commercial lié à toute relation avec un fournisseur.

Gestion du risque commercial : l'anticipation est clé

Si le risk management ne fait généralement pas partie des prérogatives de l'acheteur, ce dernier doit cependant analyser le risque commercial lié aux fournisseurs. Au risque sinon de faire face à des incidents majeurs menant à un arrêt de l'activité. Franklin Brousse, avocat spécialiste de la fonction achat, retient 4 thématiques pour réaliser cette analyse du risque commercial : la défaillance financière du fournisseur, la défaillance opérationnelle, la rupture des relations commerciales établies et la dépendance économique.

Anticiper la défaillance financière et opérationnelle

Un fournisseur en liquidation financière... Et c'est l'arrêt de l'activité pour le donneur d'ordres ! Une prestation de mauvaise qualité... Et c'est du retard, des rappels produits ou des heures supplémentaires... Anticiper toute défaillance financière ou opérationnelle en analysant la santé financière et la qualité de ses fournisseurs est donc primordiale.

Dans le cas de prestataires avec lesquels l'entreprise cliente travaille déjà, de nombreuses informations sont à disposition en interne. Par exemple, il est important de surveiller les retards de paiement. " Quand un retard de paiement de 60 jours est dépassé, le risque de défaillance est multiplié par 10 ", rapporte Michael Lisch, expert achat d'Altares Dun&Bradstreet.

Ce qui exige que la base fournisseurs soit bien tenue et qu'une note soit attribuée à chaque prestataire afin d'évaluer son risque, aussi bien financier que sur la qualité. Il est également intéressant de faire appel à des sociétés de notation externes, comme Altares Dun&Bradstreet. Pour les petites sociétés, les plateformes de regroupement et de gestion de petits prestataires externes, comme Freelance.com, peuvent se montrer utiles.

Et dans le contrat ? Concernant la défaillance opérationnelle, Franklin Brousse conseille d'avoir des mécaniques qui permettent de sortir de la relation en cas de non-respect de la qualité plusieurs mois d'affilés.

" Si un de vos prestataires préférés est en difficulté financière, pensez à lui recommander de se placer sous une procédure de conciliation. Cela aboutit généralement à un étalement des dettes sur 24 mois, ce qui offre une véritable bouffée d'oxygène ", pointe Franklin Brousse.

Anticiper la rupture des relations commerciales établies

S'offrir une possibilité de sortie est primordial. Car sortir de la relation commerciale n'est pas toujours facile. Quoi qu'il en soit, avant de mettre fin à la relation, il faut bien informer préalablement le prestataire qu'on souhaite dénoncer son contrat, au minimum trois mois avant. Mais " la loi dit que ce préavis doit être en accord avec la durée de la relation, au risque sinon d'être accusé de rupture brutale", avertit Franklin Brousse. Ce qui peut aller jusqu'à 10 mois de préavis pour 10 ans de relation !

Franklin Brousse conseille de mettre en place un protocole de sortie respectant une durée suffisamment longue. Parfois, un gros chèque est nécessaire. D'autant plus si le fournisseur se retrouve en situation de dépendance économique, ce qui aggrave une rupture de relation. Franklin Brousse conseille cependant de ne pas se focaliser sur cette notion de dépendance : " De nombreux critères doivent être simultanément présents comme la part du chiffre d'affaire, la notoriété du client, la part de marché du client, l'existence ou non de solutions alternatives... C'est compliqué ".

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