Achat d'intérim : les astuces pour réduire les coûts

Publié par le - mis à jour à
Achat d'intérim : les astuces pour réduire les coûts

L'intérim est une famille d'achats à fort enjeu social où il est toutefois possible de négocier des contrats avantageux. Prise en compte du profil de chaque intérimaire, remise de fin d'années, etc. Quelques exemples de bonnes pratiques achats. [Tribune parue dans Décision Achats 115]

  • Imprimer

L'intérim est typiquement un marché de main-d'oeuvre, le donneur d'ordres achetant à une agence la mise à disposition d'un travailleur. Les marges de manoeuvre sont étroites mais existent bel et bien. Tout d'abord, le marché fournisseur est très développé, avec près de 6500 agences dans toute la France. Il existe notamment de très grandes enseignes (Adecco, Manpower, Vedior, etc.) avec lesquelles il est facile de constituer des contrats-cadres. Il est aussi possible de négocier des remises de fin d'année sur le volume d'achats annuel global.

Le coût de l'intérim

Le coût d'un intérimaire équivaut à environ deux fois son salaire de base. En effet, il faut ajouter à celui-ci (indice 100) les indemnités de fin de mission (+10), les congés payés (+10), les charges sociales (+54), les coefficients de recrutement et de gestion (+20) et la marge de l'agence (+10). Pour l'acheteur, le nerf de la guerre est de négocier les coefficients de recrutement et de gestion les plus intéressants en fonction du type de poste, du niveau d'études et de l'expérience de l'intérimaire. Pour ce faire, il doit essayer de s'aligner sur les meilleurs taux du marché et de négocier des coefficients par zone géographique, en fonction des profils les plus demandés.

Le coefficient de recrutement, également appelé de délégation, tient compte des coûts liés au recrutement de l'intérimaire : annonce, entretien, visite médicale, constitution du dossier, etc. Plus ce dernier est spécialisé, plus le coefficient de recrutement est élevé. Le coefficient de gestion, plus faible, comprend uniquement les frais de gestion administrative de chaque dossier. Le passage d'un coefficient à l'autre, négociable par l'acheteur, est donc déterminant. L'usage veut que celui-ci s'opère au bout de 10 à 12 semaines selon la nature des missions.

Olivier Wajnsztok, directeur associé d'AgileBuyer

Sur le même sujet

Ouifield : une plateforme achats pour le monde coopératif agricole
Category Management
Ouifield : une plateforme achats pour le monde coopératif agricole

Ouifield : une plateforme achats pour le monde coopératif agricole

Par Marie-Amélie Fenoll

L'exploitant agricole est un chef d'entreprise avec des dépenses de biens et de services. Comment l'aider à acheter mieux dans un monde agricole [...]

Grande consommation : quel est le vrai coût des prix bas ?
Category Management
Grande consommation : quel est le vrai coût des prix bas ?

Grande consommation : quel est le vrai coût des prix bas ?

Par Clément Fages

Impact social et écologique, dégradation de l'image de marque... Alors que se terminent le SIA et les négociations entre industriels et distributeurs [...]

Le marché de l'occasion s'invite dans le secteur de l'impression
Category Management
Le marché de l'occasion s'invite dans le secteur de l'impression

Le marché de l'occasion s'invite dans le secteur de l'impression

Par Camille George

Dans une démarche de meilleure maîtrise de cycle de vie produit et d'économie circulaire, Konica Minolta vient de lancer une gamme de systèmes [...]

La rédaction vous recommande