En ce moment En ce moment

Le trio gagnant du BPO ? Centres de contacts, GED et paie

Publié par le | Mis à jour le
Les centres de contacts : premier service externalisé par les entreprises.
Les centres de contacts : premier service externalisé par les entreprises.

Dans l'air du temps, le business process outsourcing (BPO) n'est pas encore une réalité en France. C'est ce qu'explique David Targy dans son étude sur l'état du marché, acteurs-clés et perspectives 2016 du BPO en France, que vient de publier Xerfi Precepta.

  • Imprimer

Dans l’air du temps, le business process outsourcing (BPO) n’est pourtant pas encore une réalité en France. Le marché de l’externalisation de fonctions support ou de processus métier non stratégiques de l’entreprise via des contrats de longue durée, comportant une dimension informatique forte (rattachement du prestataire au SI de son client), pèse en effet environ 5 milliards d’euros, selon les estimations des experts de Xerfi-Precepta. Autrement dit, la France représente moins de 5% du marché mondial du BPO.

Les activités de BPO en France sont en fait portées par :

  • l’externalisation de centres de contacts (2,2 milliards d’euros),
  • l’externalisation de la gestion documentaire (1,2 milliard)
  • et l’externalisation de la paie (990 millions).

Ces trois segments représentent 90% du marché. Cela constitue une preuve supplémentaire du caractère émergent du BPO en France. Il est vrai que seule une vingtaine d’entreprises françaises et de spécialistes offshore se réclament du BPO. Ensuite, les médias français ne donnent pas corps à ce concept pourtant très répandu dans le monde anglo-saxon. Enfin, les grands contrats de BPO signés ces cinq dernières années se comptent sur les doigts d’une main.

L’organisation en CSP privilégiée par les grands groupes

Le retard français en matière de BPO s’explique par les réticences culturelles des entreprises françaises à l’externalisation. Il tient également au fait que ni l’offshore ni les services publics n’ont joué un rôle d’entraînement. Enfin, les grands groupes français ont opté pour une organisation en centres de services partagés (CSP). Si elle semble, dans un premier temps, être une alternative au BPO, l’organisation en CSP est souvent dans les faits une étape préalable à l’externalisation. Les multinationales américaines, qui avaient choisi les CSP au début des années 80 et 90, sont ainsi aujourd’hui passées au BPO. Sous cet angle, le marché français du BPO dispose de perspectives prometteuses dans un horizon de 5 à 10 ans.

Le chiffre à retenir : Le marché français du BPO était estimé à 4,9 milliards d’euros en 2011.

Consulter l'étude

La rédaction vous recommande

Sur le même sujet

Le développement durable côté bloc opératoire
Achats publics
Le développement durable côté bloc opératoire
Martin Chalou

Le développement durable côté bloc opératoire

Par la rédaction

"Si le bloc opératoire, centre névralgique d'un établissement de santé de court séjour, est exemplaire, il peut embarquer les autres services [...]

La commande publique "as a platform"
Achats publics
La commande publique "as a platform"
vege - Fotolia

La commande publique "as a platform"

Par Camille George

Le digital bouscule l'ordre établit dans la commande publique. Pour qu'elle s'inscrive dans la stratégie d'Etat plateforme qui vise à dé-siloter [...]