En 2017, le "Made in France" fait-il encore recette?

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En 2017, le 'Made in France' fait-il encore recette?

Seuls 16% des départements achats auront des objectifs "Made in France" en 2017. Parmi les freins évoqués, le prix mais surtout le manque d'offre sur le marché français. Explications avec le décryptage de l'étude AgileBuyer-Polytechnique.

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Le "Made in France" peine toujours et de façon profonde à prendre son essor dans le B-to-B. Les raisons? Peu de sociétés mesurent leur taux d'achat " Made in France " ou l'intègrent comme critère d'attribution de business. Et donc par conséquent ne se fixent pas d'objectif en la matière. C'est ce que révèle l'étude "Quelles sont les priorités des départements achats en 2017?" menée par AgileBuyer-Polytechnique.

Seuls 16% des départements achats auront des objectifs "Made in France" en 2017

Les achats "Made in France" ne sont toujours pas un objectif majeur. Ainsi, en 2017, seulement 16% des départements achats auront des objectifs achats orientés vers le "Made in France". C'est exactement le même niveau qu'en 2016, qui avait connu une hausse de 2 points par rapport à 2015.

Par contre, on peut noter une différence entre le secteur privé et public. Ainsi, 32% des donneurs d'ordres du public ont des objectifs achats "Made in France", contre seulement 15% pour le secteur privé. Le secteur public est deux fois plus préoccupé par cette problématique que le secteur privé. Le plus étonnant est que les règles Bruxelloises interdisent formellement la préférence nationale ou locale dans les achats publics. Nous observons la mise en place de certaines politiques publiques locales, officielles ou pas.

A l'image de la région PACA qui a adopté un dispositif de "préférence régionale" visant à favoriser l'accès aux TPE et PME de la région aux appels d'offres publics. Sur les 207 millions d'euros de marchés réalisés en 2015, plus de la moitié a été attribuée à des entreprises régionales.

32% du public vs 15% du privé ont des objectifs tricolores

Si on regarde de plus près quels secteurs sont concernés par les achats "Made in France", on observe que les entreprises du secteur commerce inter-entreprises sont 30% à avoir des objectifs d'achats "Made in France". Ce secteur est suivi des entreprises de la banque, assurance, communication/media à 24% et des entreprises du transports/logistique à 23%. Ces objectifs sont moins élevés au sein des activités s'approvisionnant en matières premières à l'étranger, comme le secteur chimie, caoutchouc qui se prononce à 6% ou l'automobile, aéronautique qui se prononce à 12%.

Enfin, seules 31% des entreprises considèrent le "Made in France" comme un critère d'attribution de business. Et dans le détail, le public se démarque là encore du secteur privé. Ainsi, 39% des entreprises du secteur public disent intégrer le "Made in France" comme critère d'attribution contre 29% des entreprises du secteur privé. "Même s'il y porte plus d'attention, le secteur public ne considère majoritairement pas le "Made in France" comme un critère d'attribution", souligne Olivier Wajnsztok, directeur associé d'AgileBuyer.

Lire la suite en page 2 : Le coût et la disponibilité, premiers freins de l'achat tricolore

La rédaction

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