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Selon une étude d'Ernst&Young, les achats durables restent une priorité stratégique pour les grandes entreprises françaises.

@ FRANZ PFLUEGL

L'achat durable reste une priorité

Les trois quarts des grandes entreprises françaises déclarent prendre en compte des critères de développement durable dans leur choix de fournisseurs. Plus précisément, elles indiquent prêter une attention particulière à la certification des sites (74 %), au respect des droits et des conditions de travail (63 %) et à l'existence d'une charte environnementale (62 %). Tels sont les principaux résultats d'une étude réalisée par Ernst & Young Etude réalisée entre janvier et mars 2010 auprès d'un panel de 100 grandes entreprises françaises.. « Outre leurs missions traditionnelles, les directions achats assument des responsabilités grandissantes et se retrouvent au coeur de l'intégration du développement durable dans leur entreprise », indique Eric Salviac, directeur chez Ernst & Young Advisory.

Si le risque financier est le premier facteur étudié par les entreprises dans l'analyse du risque fournisseur (82 %), les critères sociaux (65 %) et environnementaux (54 %) ne sont pas en reste. L'étude montre d'ailleurs que la majorité des acheteurs interrogés (83 %) ont déjà été amenés à demander à leurs fournisseurs des données environnementales sur leurs produits. Seul un quart déclare ne rencontrer aucune difficulté pour obtenir ces informations. Les trois quarts restants se heurtent à la complexité de la démarche, à la difficulté de s'entendre sur un référentiel clair, voire à l'incompréhension des fournisseurs, pas toujours formés sur ces aspects selon Ernst & Young Advisory.

Raisonner en coût complet

Toutefois, l'intégration du développement durable dans les stratégies achats des grandes entreprises ne se fait pas sans mal. Selon Ernst&Young, les politiques de réduction des coûts entrent en concurrence frontale avec les notions de coûts complets sur lesquelles sont basées les politiques d'achats responsables. Ainsi, 56 % des personnes interrogées estiment que le coût de la démarche en termes de développement durable est un handicap majeur, en particulier dans un contexte de fortes restrictions budgétaires et d'optimisation des dépenses. « Une solution aux réticences d'ordre budgétaire est de réfléchir systématiquement en coût complet, explique Eric Salviac. Cela revient à prendre en compte la somme des coûts directement liés à un bien ou à un service sur l'ensemble de son cycle de vie, et pas seulement sur son coût d'acquisition. » Par ailleurs, 42 % des entreprises interrogées soulignent la difficulté de mesurer les résultats concrets d'une politique d'achats durables et fustigent notamment le manque d'indicateurs de mesure en la matière.

Achats responsables : une vingtaine de grandes entreprises s'engagent

Vingt-quatre entre prises et opérateurs publics, ainsi que quatre organisations patronalesRetrouvez la liste des nouveaux signataires de la charte sur notre site internet www.decision-achats.fr ont paraphé, le 28 juin dernier, la charte des «Dix engagements pour des achats responsables». Ces nouveaux signataires rejoignent les 21 grands comptes associés à cette action depuis le 11 février. « Cette signature nous est apparue comme une évidence, témoigne Sylviane Le Carré, responsable des achats du groupe BNP Paribas, l'un des nouveaux signataires. Les engagements qui y sont déclinés correspondent à l'éthique des achats de notre groupe, qui en applique déjà une grande partie. Ainsi, nous sommes très vigilants sur le risque de dépendance des PME ou encore la prise en compte du coût total de possession dans nos achats. »

Cette charte, dont la CDAF (Compagnie des dirigeants et des acheteurs de France) est à l'origine, est un document qui rappelle un certain nombre de bonnes pratiques dans le cadre des relations entre les grands donneurs d'ordres et leurs PME fournisseurs. L'une des préconisations très attendues est la nomination chez les signataires d'un «correspondant PME», sorte de médiateur interne pouvant être saisi en cas de conflit ou de litige. « Sur ce point, nous attendons les retours d'expérience des premiers signataires, indique Sylviane Le Carré. Le rôle d'une direction achats est aussi de mettre en concurrence ses fournisseurs. Ce correspondant ne doit pas être en porte-à-faux vis-à-vis de la direction achats. »

France Télécom Orange optimise sa stratégie achats

WCCM pour World class commodity management, c'est le nom du programme lancé par France Télécom Orange, début 2009, pour renforcer sa stratégie achats par familles, à moyen et long termes. « Nous l'avons mis en place pour développer une véritable réflexion stratégique », explique François Bréjoux, responsable du programme au sein du service transformation des achats de France Telecom Orange. WCCM a été présenté, fin juin, lors d'une réunion de l'ACA (Association cesa achats et supply chain d'HEC). Ce programme repose sur une démarche en neuf points. « Elle reprend les analyses et bonnes pratiques à instaurer, de la décomposition du besoin à l'étude en profondeur de l 'écosystème et du marché fournisseurs, sans oublier les analyses de prix et TCO (total cost of ownership ou coût total de possession) pour aboutir à la définition d'une stratégie d'achat », précise-t-il. Ce programme concerne 33 familles, les dépenses directes (téléphones, réseaux, call centers, etc.) comme indirectes (voyages, flotte automobile...). « Très rapidement, les acheteurs ont réalisé les bénéfices générés par cet outil de knowledge management. » Optimisant la communication en interne, WCCM est partagé par toutes les parties prenantes (acheteurs, prescripteurs, etc.) au travers d'un outil collaboratif (SharePoint) accessible via des accès sécurisés. « Cette solution optimise aussi la transmission des informations d'un acheteur à un autre lors du renouvellement des équipes », ajoute François Bréjoux.

7 %

C'est le pourcentage moyen de factures fournisseurs contenant des erreurs. C'est ce que révèle une étude Loudhouse pour Basware, réalisée auprès de 550 responsables de services comptabilité fournisseurs dans le monde, entre mai et juin 2010.

Le Pacte PME a son association

Un «small business act» volontaire et participatif. C'est ainsi qu'Henri Lachmann a caractérisé le lancement de l'association Pacte PME, dont il est le président, faisant référence à une loi américaine éponyme, dont l'objectif est de favoriser les PME dans le tissu économique. «C'est leur taille qui fait défaut aux PME françaises, non leur compétitivité. L'Hexagone possède six fois moins d'entreprises de taille intermédiaire que l'Allemagne. Notre association va oeuvrer pour renforcer nos petites sociétés, afin qu'elles puissent s'imposer auprès des grands groupes et établir un dialogue d'égal à égal avec eux. » S'inscrivant dans la lignée du Pacte PME dont elle prend la relève, cette structure regroupe 31 grands comptes, totalise un volume d'achats d'environ 210 milliards d'euros (Air Liquide, La Poste, Thales... ), ainsi qu'un collège d'organisations professionnelles (CGPME, Comité Richelieu, etc.). « Cette association permettra à la fonction achats d'occuper une place de choix dans la problématique donneurs d'ordres/sous-traitants, améliorant, in fine, l'image des acheteurs vis-à-vis des fournisseurs », a rappelé Pierre Pelouzet, directeur achats de la SNCF et l'un des quatre vice-présidents de l'association Pacte PME.

9 %

C'est le pourcentage d'entreprises qui gèrent leurs contrats de manière centralisée. La moitié n'a pas mis en place de structure dédiée à cette tâche, selon une étude réalisée par BearingPoint auprès de plus de 100 entreprises européennes.

Le groupe BPCE réorganise ses achats

Le groupe bancaire BPCE a officialisé la création d'une direction achats centrale baptisée BPCEAchats.

Dans les faits, il s'agit de l'ancienne structure achats du groupe Caisse d'Epargne - un groupement d'intérêt économique baptisé GCE Achats - qui reprend notamment le périmètre achats de la Banque Populaire et de Natixis. Au total, la nouvelle organisation, toujours sous la forme d'un groupement d'intérêt économique, va gérer un volume d'achats annuel de 3,9 milliards d'euros pour les 51 entreprises adhérentes, filiales du groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d'Epargne, Natixis, Crédit Foncier de France, Banque Palatine, etc.). Principaux objectifs de la nouvelle entité : améliorer l'efficacité opérationnelle de chaque entreprise adhérente et réaliser 146 millions d'euros d'économies à l'horizon 2013, conformément au plan stratégique 2010-2013 du groupe BPCE. Pour ce faire, la nouvelle direction des achats entend négocier des accords avec des partenaires stratégiques nationaux ou mondiaux, une massification qui devrait lui permettre de réaliser des économies à court et moyen termes. Le groupe précise, néanmoins, que certaines catégories d'achats seront traitées prioritairement avec des fournisseurs régionaux. La structure, constituée de 40 collaborateurs permanents, est également chargée d'animer un réseau de 150 acheteurs répartis dans tout le groupe. « Notre rôle est de faciliter le partage et la diffusion des bonnes pratiques afin d'exploiter tous les gisements d'économies, indique Arnaud Minvielle, ancien directeur général de GCE Achats et nouveau directeur général de BPCE Achats. Nous devons aussi poursuivre une collaboration étroite avec les grands prescripteurs internes. »

zoom
Les membres de la Fédération française des télécoms s'appuient sur EcoVadis

Les entreprises réunies au sein de la Fédération française des télécoms, parmi lesquelles France Télécom, SFR et Bouygues Telecom, se sont engagées à réduire leur impact environnemental, notamment parla signature d'une charte, le 22 juillet dernier, en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Dans ce cadre, les opérateurs auront une démarche exemplaire vis-à-vis de leurs partenaires et fournisseurs en mettant en oeuvre de politiques d'achats responsables. Ils ont donc décidé d'établir un standard commun pour l'évaluation de la performance RSE (Responsabilité sociale des entreprises) et de retenir l'éditeur EcoVadis. La plate-forme de ce dernier permet de suivre la performance éthique, environnementale et sociale des fournisseurs, à travers une vingtaine de critères sur plus de 50 familles d'achats. «Nous souhaitons aller encore plus loin en accompagnant nos fournisseurs et sous-traitants dans une démarche d'amélioration continue de leurs performances développement durable», a déclaré Richard Lalande, président de la commission développement durable de la Fédération française des télécoms.

Du nouveau dans la formation achats

Une vingtaine d'entreprises, écoles et université se sont associées, début juillet, pour imaginer la logistique et les achats de demain, en créant un nouveau groupement d'intérêt scientifique (GIS). Celui-ci vise à renforcer l'action du Pôle achats et supply chain atlantique (Pasca), créé par la CCI Nantes Saint-Nazaire et Audencia Nantes. Grâce à ce GIS, le Pasca pourra répondre à des appels à projets transversaux plus importants dans le domaine de la recherche. Par ailleurs, l'Ecole Centrale de Paris a lancé son mastère spécialisé achats, début juillet. Baptisée «Purchasing manager in technology and industry», cette formation prépare des ingénieurs aux spécificités du métier d'acheteur, et inversement.

Achats et rugby, même combat !

La nouvelle direction achats du groupe biopharmaceutique LFB a participé, le 15 juin, à un séminaire organisé par le cabinet AgileBuyer au Centre national du Rugby (CNR) de Marcoussis (Essonne), pour une journée d'échanges. «J'ai toujours forgé mes succès grâce au collectif, témoigne Pierre Quesada, directeur achats et supply chain du groupe LFB. Solidarité et complémentarité sont indispensables dans le management d'une équipe. » Des ateliers ont rythmé la journée avec comme valeurs le respect, la stratégie et l'humilité.

AGENDA

- Salon e-achats
La prochaine édition du salon e-achats est prévue pour les 6 et 7 octobre, au Cnit de Paris-La Défense.
Cet événement, incontournable de la profession, propose de faire le point sur toutes les innovations sur les marchés de l'e-sourcing et de l'e-procurement. Une manifestation organisée en même temps que les salons Solutions ERP, Demat' ou encore GPAO.
Rens. : www.salons-solutions.com


- Orgatec
Orgatec, salon international du bureau et des espaces tertiaires, se tiendra du 26 au 30 octobre, à Cologne en Allemagne. Cette grand-messe des achats généraux est, en effet, l'un des rendez-vous privilégiés par tous les professionnels concernés par les fournitures et le mobilier de bureau et, plus largement, par l'aménagement des espaces de travail.
Rens. : www.orgatec.com


- Expoprotection
2010 d'Expoprotection, le salon de la prévention et de la gestion des risques, aura lieu du 2 au 5 novembre, à Paris-Nord Villepinte. Ce salon biennal est divisé en cinq univers : sûreté/sécurité, lutte contre le feu, santé au travail, risques industriels et techno logiques, et enfin risques naturels.
Lors de la précédente édition, en 2008, 25 000 visiteurs avaient ainsi pu découvrir les solutions et prestations d'environ un millier d'exposants.
Rens. : www.expoprotection.com