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Véhicules propres : les flottes de demain

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Les véhicules propres n'en sont, le plus souvent, qu'au stade de la mise au point. Néanmoins, les projets se multiplient et, désormais, rares sont les marques qui n'ont pas dans les cartons un concept de véhicule écologique. L'électrique domine. Tour d'horizon du marché de demain.

 

Mitsubishi propose depuis fin 2009, l'I-Miev, une mini électrique et destinée à une utilisation citadine en raison de sa petite taille et de son autonomie limitée.

Mitsubishi propose depuis fin 2009, l'I-Miev, une mini électrique et destinée à une utilisation citadine en raison de sa petite taille et de son autonomie limitée.

D'un côté, la majorité des directions générales montrent leur volonté d'avoir une flotte composée de véhicules hybrides ou propres. De l'autre, les gestionnaires de parc opposent un blocage systématique. » Jean-Marc Streng, directeur commercial de la division automobile de Honda pour la France, souligne l'un des paradoxes du marché B to B : bien que de plus en plus présente sur le devant de la scène, la voiture écologique ne semble pas prête à intégrer les flottes des entreprises. Aujourd'hui, seul l'hybride revendique une place sur le marché. Toyota avait donné le ton avec sa Prius, Honda a suivi avec sa Civic Hybrid et son Insight, dont la deuxième génération vient d'être lancée.

De son côté, Peugeot joue aussi bien sur l'hybride que sur le tout électrique. En 2011, la marque au lion devrait commercialiser une version hybride diesel de son cross-over 3008. Equipé de pneus à faible résistance au roulement et après avoir subi quelques améliorations aérodynamiques, ce modèle affichera un taux de CO2 inférieur aux 100 g /km. « Cette voiture sera même capable de rouler plusieurs kilomètres en mode tout électrique », assure Vincent Basso, directeur du projet Hybride chez PSA.

Les constructeurs français en pointe

Le constructeur français table aussi sur des modèles entièrement électriques. Cet hiver, il a ainsi présenté son concept baptisé Ion. Une mini-citadine zéro émission dotée d'une autonomie de 130 kilomètres et fonctionnant au moyen d'une batterie au lithium-ion. Selon Peugeot, la voiture pourrait, avec ses 64 chevaux, atteindre une vitesse de 130 km/h. Pour la recharger, six heures seront nécessaires sur une prise traditionnelle de 220 V. «Dès son lancement, fin 2010, la Ion sera destinée à la clientèle spéciale : collectivités et grandes entreprises», assure-t-on chez Peugeot. Un véhicule de même type et doté des mêmes caractéristiques techniques sera disponible dans les concessions Citroën d'ici à la fin de l'année : la C-Zéro.

Pour sa part, Renault se penche sur une gamme élargie de véhicules propres. D'ici à 2012, la marque au losange entend commercialiser quatre modèles tout électriques, actuellement présentés sous forme de concepts. Le premier à intégrer le marché, début 2011, sera la version de série du concept Kangoo Z.E. Concept, un utilitaire léger dédié aux professionnels et aux flottes. Il sera immédiatement suivi par un véhicule de type berline familiale, inspiré de la nouvelle Fluence. En l'occurrence, une version électrique de la berline. L'année suivante, ce sera au tour de la mini-citadine Zoe de débarquer. «Idéale pour les trajets domicile-bureau», note le constructeur. Enfin, avant 2013, Renault devrait rendre accessible au grand public son concept Twizy : un nouveau type de véhicule urbain capable de recevoir deux occupants en tandem. « Une fois ces véhicules assis, nous étendrons la technologie à l'ensemble de la gamme», explique Thierry Koskas, directeur du projet voiture électrique chez Renault.

Les citadines, futures stars du marché

Pour l'heure, ce sont pourtant bien sûr les mini-citadines que se penchent les constructeurs. Et pour cause : l'autonomie des batteries s'avère trop limitée pour espérer faire rouler tout électriquement une grande routière. Mitsubishi a ainsi emboîté le pas à ses concurrents en faisant rouler, à la fin 2009, l'I-Miev, une mini de 64 chevaux, entièrement électrique et dédiée à l'utilisation citadine en raison de sa petite taille et de son autonomie limitée. Au même moment, Volkswagen a présenté son concept de petite voiture zéro émission, baptisée E-Up. Ses caractéristiques sont proches de ses concurrentes. « La propulsion électrique est une technologie cruciale pour le groupe. Son potentiel est immense et portera le marché automobile tout entier dans quelques années », estime Martin Winterkorn, directeur du groupe Volkswagen. Autre petite voiture : la Bluecar, conçue par Bolloré et Pininfarina, dont l'autonomie sera de 250 km. Sortie prévue à l'été 2010.

Face à l'essor de ces petites puces électriques, Opel joue la différence. Présenté officiellement sous forme de concept, l'Ampera doit être fabriqué en série dès 2011. Contrairement à la concurrence, ce véhicule tout électrique sera d'un gabarit supérieur, et intégrera le segment des berlines familiales. Ses performances seront également supérieures : avec ses 111 kW et ses 370 Nm de couple, l'Ampera pourra passer de l'arrêt aux 100 km/h en 9 secondes et assurer un agrément de conduite digne des familiales traditionnelles. Le choix du tout électrique pour cette voiture s'explique par des raisons de coût. Ainsi, « l' hybride est trop cher pour s' imposer sur des petites voitures », avait déclaré Cari-Peter Forster, patron de General Motors Europe, à l'occasion de la première évocation d'un modèle tout électrique deux ans plus tôt.