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Une charte pour encadrer les relations entre grands comptes et PME

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Une vingtaine d'entreprises et d'organisations ont signé, le 11 février dernier, au ministère de l'Economie, une charte sur les bonnes pratiques entre les grands donneurs d'ordres et les PME.

Baptisée «10 engagements pour des achats responsables», une charte de bonnes pratiques entre les grands donneurs d'ordres et les PME vient d'être adoptée par 18 grandes entreprises privéesADP, Biomérieux, Bouygues, Danone, EADS, EDF, Eiffage, Legrand, L'Oréal, RATP, Rhodia, Safran, Sanofi Aventis, SNCF, Sodexo, Sperian, Thaïes et Veolia ainsi que le ministère de la Défense. La signature de ce document - téléchargeable sur notre site web - a eu lieu le 11 février, à Bercy, en présence de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Cette charte marque l'engagement des signataires à respecter un certain nombre de bonnes pratiques achats comme les raisonnements en coût complet ou la maîtrise des risques de dépendances réciproques dans la relation client/fournisseur. Selon Christine Lagarde, l'engagement de ces grands comptes signataires « va participer à l'accélération de la reprise économique, tant attendue ». Pour la Cdaf - qui est à l'origine de la création de cette charte avec la Médiation du Crédit - la reconnaissance au plus haut sommet de l'Etat de l'importance de la fonction achats dans les entre prises et dans le tissu économique français sonne comme une victoire. « J' espère que le contenu de ce document permettra de changer l'image parfois négative des acheteurs, indique Pierre Pelouzet, le président de la Cdaf. Cette charte définit les principes qui participent à la construction d'une relation équilibrée et durable entre grands donneurs et PME. »

«Ne pas tomber dans l'angélisme »

Si certains points, comme le respect des délais de paiement, apparaissent comme un simple rappel à la réglementation, d'autres dispositions sont plus novatrices comme la nomination d'un «correspondant PME» chez tous les signataires. Saisi directement par les fournisseurs, celui-ci serait chargé de résoudre des conflits éventuels avec les acheteurs locaux en privilégiant la médiation. « Le contenu de cette charte correspond à notre vision de la relation client/fournisseur, s'est félicité Louis Gallois, p-dg d'EADS, l'un des signataires. Nous dépendons de nos fournisseurs et réciproquement. Il est donc très important que nos relations soient basées sur la confiance et le dialogue. Cependant, il ne faudrait pas tomber dans l'angélisme. Cette charte ne va pas régler tous les problèmes. » Louis Gallois rappelle ainsi que les relations avec les fournisseurs sont avant tout basées sur « une exigence de compétitivité ». Les objectifs de qualité et d'économies restent donc toujours à l'ordre du jour.

D'autres grands comptes devraient signer la charte dans les prochains jours. Un comité de suivi, constitué des directeurs achats des entreprises signataires, veillera au respect des engagements pris.