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Un nouveau président à l'Aproged

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Avec une centaine d'adhérents, l'Aproged se veut l'association fédératrice des acteurs du document numérique. Son nouveau président, Jimmy Barens, souhaite à la fois la rapprocher des problématiques concrètes des entreprises françaises et étendre son influence vers l'international.

Définir, anticiper et organiser le domaine de la dématérialisation, de la connaissance et des flux numériques, telle est la modeste mission que s'assigne l'Aproged (Association des professionnels de la gestion électronique des documents) depuis sa création, en 1993. Réunissant sous la même bannière éditeurs, constructeurs, distributeurs, intégrateurs, consultants, tiers de confiance et hébergeurs d'applications, l'association exerce à la fois un rôle de lobby auprès des organismes normatifs et «d'évangélisateur» du marché. «A la création de l'Aproged, les acteurs étaient segmentés par brique: archivage électronique, gestion de contenu, numérisation des factures, etc., se souvient Jimmy Barens, élu à la tête de l'association fin 2006. Aujourd'hui, le mouvement de concentration que connaît le secteur et l'adhésion d'acteurs globaux couvrant tout le cycle de vie du document contribuent à renforcer la dimension transversale de l'association.»

@ DR

Jimmy Barens, nouveau président de l'Aproged.

«Je souhaite remplacer le langage technique du secteur par un discours plus fonctionnel.

Prendre en compte les problématiques du client

 

En ce qui concerne les donneurs d' ordres, il n'en est pas moins difficile de s'y retrouver dans cette offre hétéroclite, d'autant que le jargon hermétique en vogue dans le secteur n'aide pas vraiment à la rendre lisible. Justement, «remplacer le langage technique par un discours fonctionnel» est l'un des changements amorcés par Jimmy Barens, qui ajoute: «Nous prenons comme point de départ les problématiques des clients pour aller vers les solutions de GED adaptées.» Et ce ne sont pas les chantiers relatifs au document numérique qui manquent dans les entreprises. Car du mail au fichier bureautique, en passant par les formulaires métier ou la facture dématérialisée, le document numérique devient «le» support d'échange professionnel. «Après la vague d'investissements dans les projets d'ERP, les entreprises se concentrent aujourd'hui sur les problématiques liées au document numérique, affirme le président de l'Aproged. Cette tendance s'explique par l'entrée en vigueur d'une nouvelle législation reconnaissant la valeur de ces contenus, mais aussi par la prise de conscience de l'importance d'une gestion du document électronique en vue d'assurer la transmission du savoir et des connaissances dans l'entreprise.»

La composition hétérogène de l'Aproged, qui compte différents acteurs de différentes tailles, lui confère également une crédibilité pour intervenir dans les problématiques de normalisation et de standardisation des formats documentaires. Des enjeux qui dépassent les frontières de l'Hexagone. «Pour le moment, on assiste plutôt à une démarche de standardisation menée pays par pays, regrette Jimmy Barens. De multiples versions ont vu le jour du fait de cet éclatement. Une volonté de coordination des différents travaux est bien présente au niveau européen, mais il n'existe pas encore de point central couvrant toutes les questions.» L'Aproged veut donc exporter son action hors de France et collaborer avec ses confrères européens. Un benchmark dans les deux sens pour homogénéiser les référentiels internationaux et lever les derniers freins à la dématérialisation.

L'Aproged en quelques mots

Créée en 1993, l'Aproged (Association des professionnels de la gestion électronique des documents) regroupe aujourd'hui plus de 1 00 adhérents, tous acteurs dans le traitement numérique des documents.
Elle vient de renouveler son conseil d'administration, qui compte 15 personnes. C'est Jimmy Barens, directeur technique avant-vente pour l'Europe de l'Ouest de l'éditeur américain Adobe, qui en prend la présidence.