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Un acheteur du privé à la tête des achats du ministère de la Justice

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En poste depuis janvier, le responsable ministériel des achats de la place Vendôme entend mettre son expérience du secteur privé au service de la modernisation des achats publics.

Comme Jacques Barrailler (ex-Alcan), qui dirige depuis le début de l'année le Service des achats de l'Etat (SAE), François Rochet a rejoint le secteur public: il occupe depuis janvier les fonctions de responsable ministériel des achats (RMA) du ministère de la Justice. Agé de 49 ans, ce titulaire d'un diplôme supérieur d'études comptables occupait précédemment divers postes achats chez France Télécom, avec la double casquette de manager d'une équipe d'acheteurs et d'acheteur national leader sur certains segments. «Ce nouveau poste constitue pour moi une expérience inédite, mais cohérente, explique-t-il. Un double challenge me motive: intégrer un secteur public en pleine mutation, mais aussi mettre mon expérience d'acheteur du secteur privé au service de la modernisation des achats publics.»

1,5 milliard d'euros d'achats

Le montant des achats du ministère s'élève à 1,5 milliard d'euros d'achats. Quant à l'effectif, il rassemble environ 50 acheteurs, mais se caractérise par une forte déconcentration sur les trois directions (administration pénitentiaire, services judiciaires et protection judiciaire de la jeunesse). «Nous disposons également d'un pèle achats informatique et télécoms pour les besoins nationaux et d'un pèle achats traitant les besoins de l'administration centrale», explique François Rochet. Les achats courants représentent environ la moitié des dépenses du ministère, l'autre moitié des achats dits «métiers» regroupant principalement les dépenses liées à la gestion publique et la gestion déléguée des centres pénitentiaires ainsi que les frais de justice. «Mon premier objectif est de définir et de mettre en place une politique achats en cohérence avec celle de l'Etat, définie par le SAE, précise-t-il. L'approche doit rester pragmatique: mettre en oeuvre des marchés interministériels sur les segments «achats courants»et, pour les autres segments, choisir le bon niveau, national ou régional, demutualisation des achats.» L'autre objectif majeur sera de «valoriser les bonnes pratiques déjà expérimentées au sein du ministère» et de repérer les économies potentielles rapides et faciles à mettre en oeuvre. «L'enjeu majeur est de diffuser la culture achats dans toutes les entités du ministère et ainsi faire comprendre notre valeur ajoutée dans toute décision d'achat», conclut-il.

François Rochet (ministère de la Justice):

«Nous voulons mettre en place une politique achats en cohérence avec celle de l'Etat.»