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Un Executive MBA pour booster une carrière

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Destinés à des cadres à haut potentiel, les Executive MBA permettent à leurs titulaires de renforcer leurs capacités pour accéder à des postes de direction. Eclairage sur un diplôme réputé, mais pas toujours bien référencé par les directions des ressources humaines dans les catalogues de formation des entreprises.

Jusqu'en septembre 2009, Robert Mas, directeur d'une usine de Tenneco, équipementier automobile américain spécialisé dans les systèmes d'échappement et de suspension, doit se rendre tous les quinze jours à Nantes pour y suivre les cours de l'Executive MBA (Master of business administration) d'Audencia Nantes-Ecole de management. Ces derniers ont lieu le vendredi et samedi. En effet, en janvier 2007, Robert Mas a été nommé directeur de l'usine de Laval. Pour accompagner cette prise de poste, il a souhaité renforcer ses connaissances en management et gestion d'entreprise. «Pour ce faire, j'ai personnellement choisi le cursus de l'Executive MBA d'Audencia Nantes-Ecole de management que j'ai soumis à l'approbation de mon entreprise. Celle-ci ma alors donné son accord», indique-t-il, ajoutant que cette formation pragmatique lui a permis de développer ses compétences en marketing, stratégie générale ou analyse financière, «qui sont indispensables pour une compréhension globale d'un environnement économique qui se complexifie toujours plus».

Les Executive MBA se déroulent dans de grandes écoles situées en province, à l'image d'Audencia Nantes-Ecole de management.

Un investissement intelligent

A l instar de Tenneco, de nombreuses sociétés comme Renault ou Schneider Electric France proposent à certains de leurs collaborateurs de suivre un Executive MBA. Ce sont des formations stratégiques pour les entreprises, qui s'adressent à des cadres à haut potentiel, en général âgés de 35 à 40 ans et possédant une expérience professionnelle de huit ans en moyenne. «Un collaborateur titulaire d'un Executive MBA n'a pas vocation à changer de carrière mais plutôt à accéder à des postes à responsabilité au sein de son entreprise», précise Isabelle Pasmantier, directrice marketing de QS France, organisateur de salons et notamment du QS World MBA Tour. Cette dernière indique également qu'en période de crise financière, un Executive MBA est un investissement intelligent pour l'entreprise. «Pendantsa formation, le cadre continue à être en activité tout en acquérant de nouvelles capacités d'innovation permettant de réduire les coûts et d'accroître l'efficacité de son entreprise». Un Executive MBA est également un projet mené entre l'entreprise, le cadre et l'école. C'est en effet la direction des ressources humaines de la société, aidée parfois de la direction des achats lorsque cette dernière compte un collaborateur spécialisé dans l'achat de formation, qui référence ce type de diplôme dans son catalogue et met en place le financement. Un Executive MBA coûte assez cher: en moyenne, il faut débourser entre 20 000 et 86 000 euros TTC sur 18 ou 30 mois, auxquels s'ajoutent éventuels les frais de transport, d'hébergement et les repas. «Un Executive MBA est financé soit par les entreprises (dans un tiers des cas), soit par les participants ou encore par les deux», indique Sean Kilbride, directeur commercial en charge du programme Executive MBA de l'école HEC. Si le coût est un des principaux critères de sélection pour cette formation, la proximité géographique fait également partie des éléments pris en compte par les entreprises. De nombreux Executive MBA se déroulent dans de grandes écoles situées en province (Institut commercial de Nancy (ICN), Audencia Nantes-Ecole de management, Ecole de management de Strasbourg, Edhec à Lille, Grenoble Ecole de management, ESC Lille, Reims Management School, EM Lyon Business School, etc.) mais également à Paris et en région parisienne (ESCP-EAP, Essca, Essec, HEC, Insead...).

Sean Kilbride, Ecole HEC

«Seul un tiers des entreprises finance entièrement un Executive MBA.»

Un contenu pédagogique varié

Dernier point déterminant dans le choix final: la réputation de l'école qui délivre l'Executive MBA. HEC, l'Essec, l'Insead et l'ESCP-EAP font partie des écoles françaises les plus cotées selon le Financial Times. Mais le programme des Executive MBA repose sur un tronc commun. Celui-ci aborde toutes les grandes fonctions de l'entreprise, du marketing à la finance en passant par les ressources humaines, la stratégie générale ou la comptabilité. Objectif de cet enseignement: donner aux participants une vision nouvelle des enjeux concernant leur entreprise. Les différents programmes s'appuient également sur une pédagogie basée notamment sur des cas pratiques. «Les participants travaillent en groupe et traitent environ 50 études de cas sous forme d'exercice sur de nombreuses thématiques, comme l'entrée en bourse ou le développement à l'international d'une entreprise», explique Sean Kilbride (HEC). Etant donné que l'Executive MBA est un diplôme international, les cours sont généralement dispensés en anglais. Mais il existe des enseignements en français. Aux cours fondamentaux, délivrés dans la majorité des cas en fin de semaine, s'ajoutent des séminaires à l'étranger (Chine, Etats-Unis, Singapour...). A titre d'exemple, le séminaire final de l'Executive MBA de l'Essca se déroulera en septembre et octobre 2010 au Québec. A cette occasion, les participants pourront visiter des sociétés québécoises et nouer des contacts avec des entrepreneurs évoluant sur leur secteur d'activité. La plupart des programmes s'achèvent avec la présentation devant un jury d'un projet professionnel réalisé par le participant et visant à mettre en application l'ensemble des connaissances acquises au cours de la formation. Au final, les 18 à 30 mois passés à suivre l'enseignement d'un Executive MBA permettront aux participants de booster leur carrière tout en faisant évoluer leur salaire.

Jean-Marc Lesourd, directeur des ressources humaines, société Jean Guille

Jean-Marc Lesourd, directeur des ressources humaines, société Jean Guille

Témoignage
«Etre diplômé d'un Executive MBA constitue un gage de réussite future»

En septembre prochain, Emmanuel Ninin, actuellement responsable de l'agence de Chassieux (près de Lyon) de la société Jean Guille, spécialisée dans la vente de plaques d'acier, sera nommé directeur général de cette filiale du groupe ArcelorMittal située en Moselle. Une nomination faisant suite à l'obtention, en 2007, de l'Executive MBA de ce cadre à haut potentiel. «Il y a quatre ans, Emmanuel Ninin m'a fait part de sa volonté de suivre un Executive MBA, indique Jean-Marc Lesourd, directeur des ressources humaines de la société Jean Guille. Il souhaitait continuer à évoluer au sein de l'entreprise en prenant plus de responsabilités». Pour ce faire, ce cadre dirigeant s'est orienté vers la formation qui était la plus reconnue au sein du groupe ArcelorMittal. Emmanuel Ninin a donc demandé à suivre l'Executive MBA de l'Institut commercial de Nancy (ICN). Une requête qui a été approuvée par la direction des ressources humaines de la société Jean Guille. Le coût de la formation (15 000 euros TTC) aurait pu être un critère de sélection de l'école, mais cela n'a pas été le cas. «Je connaissais l ICN qui fait partie des plus importantes écoles de commerce en France. Etre diplômé de l'Executive MBA de ['ICN constitue donc un gage de valeur et de réussite future», explique Jean-Marc Lesourd. En effet, l'Executive MBA de l'ICN fait partie des cinquante meilleures for mations au niveau européen, selon le classement 2008 du Financial Times, qui sert de référence pour l'achat de ce type de prestations.


Jean Guille


Activité
Métallurgie et négoce de plaques d'acier


Chiffre d'affaires 2008
77 millions d'euros


Effectif global
27 salariés


Effectif achats
2 collaborateurs

Mot clés :

Nathalie COSTA