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Travel Manager: la fonction se professionnaliste

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L'Association française des Travel Managers (AFTM) vient de publier une première étude sur le profil des gestionnaires de voyages dans les entreprises. Un métier plus reconnu qu'on ne le pense.

Une femme, la quarantaine et de formation bac+4 / bac+5. Tel est aujourd'hui le profil-type des gestionnaires de voyages dans les entreprises, selon une étude Etude réalisée par le cabinet de conseil Atlans auprès de 131 Travel Managers et 66 voyageurs d'affaires, entre le 15 avril et le 15 juin 2009. de l'Association française des Tra-vel Managers (AFTM) dévoilée le 25 août dernier, à l'occasion d'Univ'AirPlus, une manifestation organisée par AirPlus International, spécialiste de solutions de paiement et de reporting pour la gestion des voyages d'affaires. «Qui sont les Travel Managers Où travaillent-ils? Quelles sont leurs responsabilités? Qui sont leurs interlocuteurs? Voici quelques-unes des questions auxquelles nous avons souhaité répondre à travers cette véritable cartographie de la profession», explique Michel Dieleman, président de l'AFTM et Travel Manager du groupe Orange France Télécom.

Des compétences multiples

En premier lieu, les résultats de cette étude confirment l'étendue des responsabilités des Travel Managers, de la définition d'une politique voyages au contrôle des dépenses, en passant par le déploiement de logiciels de gestion des déplacements ou la négociation de contrats-cadres dans des domaines aussi variés que l'aérien, l'hôtellerie ou la location courte durée. Des responsabilités qui ne cessent de s'étendre. Un peu plus d'un tiers des Travel Managers est chargé aujourd'hui de suivre et de proposer des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la politique voyages de leur entreprise. Dans le même ordre d'idées, 58 % des gestionnaires de voyages s'occupent de problématiques autour de la sécurité des voyageurs, une tendance apparue après les attentats du 11 septembre 2001 et qui trouve son prolongement aujourd'hui avec les risques de pandémie liée à la grippe porcine. «A la différence des acheteurs, les gestionnaires de voyages ne sont pas uniquement focalisés sur les réductions de coûts. Il s'agit d'un métier avec ses propres spécificités: veille et contrôle de la bonne application de la politique voyages, suivi de la problématique sûreté et sanitaire, déploiement de nouveaux outils ou de nouvelles solutions voyages, etc.», souligne Estelle Camusard, vice-présidente de l'AFTM et Travel Manager d'Aéroports de Paris. La rémunération brute d'un gestionnaire de voyages est en moyenne de 46 k Euros par an. Cependant, il existe des différences significatives selon la taille des entreprises et l'intitulé des postes. Dans les PME, la gestion des voyages est souvent confiée à des assistantes (rémunération brute moyenne de 32 kEuros par an). Dans les grandes entreprises (plus de 500 salariés), les salaires s'échelonnent en moyenne de 45 kEuros bruts par an pour un coordinateur voyages et de 49 k Euros bruts par an pour un acheteur voyages, à 51 kEuros bruts par an pour un Travel Manager proprement dit. En outre, l'étude souligne la forte disparité des rémunérations entre les hommes et les femmes : alors que 88 % des hommes gagnent plus de 40 kEuros bruts par an, seules 56 % des femmes dépassent ce seuil.

Le métier de Travel Manager est, en tout cas, plus connu que ne le pensent les gestionnaires de voyages eux-mêmes. Seuls 32 % d'entre eux se disent reconnus à leur juste valeur. Pourtant, près de 85 % des voyageurs estiment que les Travel Managers sont une force pour l'entreprise. 47 % les reconnaissent comme des interlocuteurs indispensables. «Une vraie bonne surprise», conclut Estelle Camusard. En s'appuyant sur ces résultats, l'AFTM entend poursuivre la professionnalisation et la valorisation du métier de Travel Manager dans les entreprises.

@ STEVE DUCHESNE/FOTOLIA/LD

Estelle Camusard (AFTM):

«A la différence des acheteurs, les gestionnaires de voyages ne sont pas uniquement focalisés sur les réductions de coûts.»