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S'assurer sur mesure

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Assurer les véhicules de sa flotte est une problématique complexe. Il convient donc d'étudier préalablement le parc auto et l'activité de son entreprise avant de contracter les garanties complémentaires.

Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises polices d'assurances, mais des contrats adaptés - ou non - à chaque cas. Pour bien choisir, il convient donc d'analyser le risque lié à son parc de véhicules. Pour Stéphane Quairet, directeur marketing de Covéa Fleet, assureur de flottes, «une police d'assurance ne sera bonne que si l'analyse du risque a permis de déterminer si tel ou tel aléa peut être couvert en propre ou par l'assurance». Un point de vue partagé par Lionel Ray, consultant spécialisé dans l'assurance des flottes auto: «La souscription d'une assurance-automobile s'inscrit dans une démarche classique de «risk management», consistant à répartir ses risques en deux catégories. D'une part, ceux que vous pouvez assumer avec votre propre capacité financière, soit par le biais de franchises, soit en renonçant à des garanties facultatives. D'autre part, ceux que vous entendez transférer à un assureur.» Bien entendu, l'assurance de la responsabilité civile est obligatoire (article L211-1 du Code des assurances), et donc nécessairement souscrite.

Lionel Ray, consultant

Lionel Ray, consultant

Mutualiser les risques

Toutes les entreprises, ou presque, peuvent opter pour un contrat flotte. La plupart des assureurs proposent ce genre de contrat à partir de cinq véhicules. Bien entendu, plus le parc sera important, plus l'offre sera intéressante. D'autant que selon sa taille, l'entreprise pourra assurer elle-même de plus en plus de dégâts. D'après Christophe Giraud, responsable des assurances de flottes auto chez le loueur longue durée Aon France, «dans les faits, dans les petites sociétés, le dirigeant recherche un maximum de garantie, se rapprochant ainsi d'un comportement individuel. A contrario, plus la flotte est importante, plus les responsables vont tenter de mutualiser le risque.» Stéphane Quai- ret (Covéa Fleet) met en avant la souplesse des contrats flottes: «Ils permettent de n'avoir qu'une seule police pour plusieurs véhicules sans avoir à déclarer le ou les conducteurs.» à noter également qu'il n'y a pas d'application du bonus-malus comme dans les contrats individuels car, à la différence du particulier, l'entreprise peut choisir librement ses garanties et son montant de franchise, en fonction de ses besoins et ses capacités d'auto-assurance.

Avis d'expert: «Les entreprises préfèrent un contrat unique»

Visant une gestion plus homogène et un poids de négociation supérieur, la plupart des entreprises assurent leurs véhicules via un contrat unique auprès d'un même assureur. «Les regroupements d'entreprises ont accentué cette tendance, note Lionel Ray, consultant spécialisé dans l'assurance des flottes auto. En général, tes filiales d'un même groupe sont couvertes par la même assurance. Le courtier traite avec chaque entité, tout en fournissant une vue globale au responsable assurance du groupe.» Quelques entreprises françaises, sur le modèle américain, ont mis en place un programme international d'assurance flotte auprès d'un même assureur, avec un réseau de courtage local. «Cette pratique permet de réaliser des économies et de limiter les variations du budget d'assurance, souligne le consultant. Le risk manager peut ainsi avoir une vue consolidée de ses assurances automobiles et comparer les risques d'un pays à l'autre.» A côté de cette tendance à la centralisation, certains contrats restent distincts, soit pour couvrir des risques particuliers (parc d'engins), soit pour maintenir une collaboration locale. «Certains courtiers réalisent des produits d'assemblage, prenant chez des assureurs différents le contrat flotte, l'assurance missions, ou encore la garantie conducteur», conclut Lionel Ray.

Mot clés : Contrat |

Guillaume GENESTE