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Regard sur l'international

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L'actualité de la fonction achats ne s'arrête pas aux frontières hexagonales. Retrouvez une sélection d'articles parus sur des sites web étrangers spécialisés dans les achats et la supply chain.

L'Etat britannique veut favoriser la sous-traitance auprès des PME

Pour l'administration britannique, la sous-traitance auprès de fournisseurs de petite taille ne pose pas un risque plus grand que celle avec des grands comptes. Telle est la position défendue par Francis Maude, ministre au cabinet Office auprès du gouvernement, dans une interview accordée au Daily Telegraph début avril: « Confier certains marchés à des petites entreprises peut soulever, en amont, certaines adaptations en termes de prix. Cela étant, nous pouvons aussi rencontrer des difficultés avec de gros fournisseurs, notamment ceux qui délivrent une prestation au niveau de qualité de service finalement non conforme à nos exigences contractuelles. »

Début 2011, le gouvernement britannique avait déclaré vouloir confier 25 % de ses marchés à des petites structures d'ici à 2015. Cette part serait passée de 6,5 % à 13,7 % au cours de l'année dernière.

Source: Supply management, par Adam Leach, www.supplymanagement.com

Ikea troque ses fournisseurs asiatiques par des Italiens

Ikea a remplacé nombre de ses fournisseurs asiatiques par des Italiens. «Nous cherchons systématiquement à privilégier le sourcing en Italie plutôt qu'en Asie et ce, pour bénéficier du savoir-faire, de la qualité de service, du sérieux, de la réactivité et des prix plus bas propres à nos partenaires italiens», a affirmé Lars Petersson, le p-dg de la branche italienne du groupe suédois dans une dépêche Reuters. L'agence de presse relate qu'Ikea a référencé depuis début 2012 pas moins de trois nouveaux fabricants de tiroirs, robinetterie, jouets... basée dans la région du Piémont au nord de l'Italie. Selon le communiqué, le groupe achète désormais plus de produits en Italie qu'en Suède ou en Allemagne. Et pour cause: en à un peine un an, Ikea a dépensé pas moins d'1 milliard d'euros auprès de 24 fournisseurs transalpins.

En août 2011, ces sous-traitants ont capté 10 % de la production globale d'Ikea, se plaçant dans le top trois des pays partenaires du groupe, derrière la Chine et la Pologne.

Source: Procurement Leaders, www.procurementleaders.com

La Chine, bientôt trop chère

La Chine représente le cinquième de la production mondiale. Ses usines ont fabriqué tant et à si bas coût qu'elles ont permis de freiner l'inflation chez nombre de ses partenaires commerciaux. Mais l'ère d'une Chine réputée bon marché pourrait toucher à sa fin. Les coûts s'envolent, l'augmentation des prix du foncier, les réglementations concernant l'environnement et la sécurité ainsi que les impôts y sont aussi pour quelque chose. La main-d'oeuvre reste néanmoins le poste de dépense le plus lourd. Entre 2002 et 2009, les coûts de la main-d'oeuvre ouvrière (charges sociales comprises) dans le Guangdong ont progressé (en dollars) de 12 % par an; à Shanghai, l'augmentation annuelle a été de 14 %. Selon le cabinet de conseils Roland Berger, cette progression n'a été que de 8 % aux Philippines et de 1 % au Mexique. Qui va ravir à la Chine sa couronne de pays à bas coût? Les usines s'installeront-elles où la main-d'oeuvre est meilleur marché? Pas si sûr, car les régions côtières chinoises ont des atouts de taille, notamment leur proximité avec le marché intérieur dynamique.

Source: The Economist, www.economist.com.

Simplifier la technologie des data center d'entreprises

Dans la grande famille informatique, les data center pour entreprises sont à la traîne. Selon les observateurs du marché, si aucun réel progrès n'est fait, de plus en plus de tâches informatiques dans les entreprises seront mises sur le nuage (data center gérés à distance et dont les programmes sont fournis via internet). Les principaux prestataires informatiques ont intégré une offre cloud dans leur panel de services, mais leur coeur de métier reste la vente de matériel et de logiciels. Oracle propose des offres matériels et logiciels, conçus sur mesure pour des tâches informatiques spécifiques telles que des requêtes de bases de données et d'analyse de données, que l'on retrouve souvent sous le préfixe de marque «Exa», comme Exadata et Exalytics. IBM adopte une approche similaire, mais propose d'aller plus loin en termes de variété d'options logicielles, y compris des systèmes capables d'exécuter des applications web au-dessus du middleware Websphere d'IBM, selon John R. Rymer, analyste chez Forrester Research

Source: The New York Times, www.nytimes.com