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Qui ravira à la Chine sa couronne de pays à bas coût?

Publié le par

Emmanuelle Serrano, rédactrice en chef

@ THOMAS KOLLER

Emmanuelle Serrano, rédactrice en chef

La deuxième édition de l'étude réalisée par le cabinet AgileBuyer et le groupement achats d'HEC le montrait clairement en début d'année: les pays à bas coûts ne sont pas la panacée pour optimiser les dépenses, même si les secteurs fortement liés à la production de produits manufacturés demeurent les plus intéressés par l'achat dans les pays "LCC"Low cost countries ou pays à bas coûts comme la Chine. Qui plus est, le chinois des régions côtières en attendant «s'embourgeoise». Pardon aux anciens adeptes du Petit livre rouge mais je doute que vous soyez nombreux parmi les lecteurs de cet édito! Les salaires mensuels moyens en Chine sont ainsi passés de 180 euros à 300 euros. Au Bangladesh, ils sont de 88 euros. Cela donne matière à réflexion. De quoi refroidir les plus chauds partisans de la délocalisation du côté de la grande muraille. Le coût de l'énergie et des matières premières, les enjeux liés au développement durable y sont aussi de plus en plus prégnants et même les autorités monétaires chinoises ont tendance à limiter le crédit à leurs entreprises nationales. D'ici à ce que le credit crunch frappe aussi violemment les PME chinoises que vos sous-traitants, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas mais c'est à prendre en compte... Après tout, si les salaires grimpent rapidement dans l'empire du Milieu, c'est aussi parce qu'il en va de même de la productivité des chinois. C'est un fait. Et au rythme où progressent les échanges commerciaux entre la Chine et l'Allemagne, la Chine pourrait bientôt nous remplacer comme premier partenaire commercial de nos voisins d'outre-Rhin, grands pourvoyeurs de machines-outils pour les entrepreneurs des régions côtières et de voitures de luxe pour les nouveaux riches chinois en manque de reconnaissance statutaire.

Mot clés : euro |

Emmanuelle Serrano