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Public et privé, même combat?

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Deux enquêtes ont marqué, cet été, l'actualité des achats. La première, réalisée par l'éditeur BravoSolution, s'est intéressée aux achats publics dans les pays européens. Les résultats sont quelque peu inquiétants. Une majorité des 107 acheteurs publics interrogés reconnaissent manquer de visibilité sur les dépenses de leurs organisations et, surtout, jugent encore inefficaces leurs processus d'achats. La France s'inscrit «malheureusement» dans cette tendance, au contraire du Royaume-Uni souvent cité en exemple. Toutefois, la professionnalisation des achats publics dans nos institutions est bel et bien en marche, et ce - faut-il le rappeler - depuis moins de deux ans. Les réformes passées et à venir devraient, à terme, porter leurs fruits. La recherche d'économies est, en tout état de cause, une priorité nationale.

Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef

@ ARNAUD OLSZAK

Sébastien de Boisfleury, rédacteur en chef

Certes, la maturité des processus achats est plus élevée dans les entreprises. Mais les acheteurs du privé ne sont pas aussi avancés que l'on veut bien le croire. Les résultats de l'édition 2008 de l'Observatoire des achats, communiquée en juillet et réalisée par BearingPoint, l'Essec, Microsoft et Novamétrie, montrent que peu de directions achats ont une connaissance approfondie des marchés, de l'organisation et de la stratégie des prestataires. De même, moins de 10% des entreprises se déclarent aujourd'hui capables de mesurer le risque fournisseurs dans leur politique d'achats. Des pratiques enseignées et connues des acheteurs, mais pas toujours appliquées, faute de temps et de ressources.

«Les acheteurs publics manqueraient de visibilité sur les dépenses de leurs organisations tandis que les acheteurs privés souffriraient d'une méconnaissance des marchés et de la stratégie de leurs prestataires.»